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<B> Peu d’images africaines à Cannes</B>
L’événement est mondial. On célèbre dans une ambiance de rêve le septième art. Des images défilent dès que l’écran s’illumine et la magie s’installe le temps d'une séance où le spectateur voyage à travers le monde. Chaque année, c’est pratiquement le même scénario qui se répète avec beaucoup de productions américaines en compétition, des films français et européens, mais à chaque édition, les cinéphiles découvrent d’autres cinématographies. Le cinéma iranien s’est déjà fait une belle réputation et ce, en dépit de l’étroite marge de manoeuvre de ses cinéastes par rapport aux thèmes traités et autres interdictions.
L’Afrique reste cependant globalement absente, orpheline, sans images. Reflets vraisemblablement d’une situation désastreuse au plan économique, social et culturel de nom breux pays. Les cinéastes africains, du moins les vétérans, sont lassés par les difficultés qu’ils rencontrent à chaque fois qu’il s’agit de concrétiser un projet filmique. Frustrations. Les cinéphiles du continent africain savent aussi qu’il faudra attendre de longues années pour espérer voir un film qui fasse l’événement à Cannes.
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