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Netsoft Ltd, tirer profit de l’informatique
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Netsoft Ltd, tirer profit de l’informatique
Son chiffre d’affaires semblerait insignifiant aux yeux des puissants du secteur. L’analyse de la courbe ascendante de profitabilité exige cependant du respect. Netsoft Limited brasse large dans l’univers de la technologie informatique. Bien que son activité principale reste la commercialisation et la conception de logiciels, l’entreprise se bâtit petit à petit, un nom dans le développement de sites de même que la vente en ligne. La direction annonce déjà un battage médiatique d’envergure.
L’argent dirige le monde. Une gestion efficace de sa mobilité rapporte des dividendes. À sa création en 1997, Netsoft mesure l’importance grandissante de la comptabilité. Elle s’associe, une année plus tard, avec QuickBooks, marque américaine spécialiste des finances, dont quelques-unes des fonctionnalités sont l’utilisation en réseau et la régie maximale d’un millier de clients. Grâce à sa position de distributeur agréé pour Maurice et les Seychelles, l’entreprise s’acquiert graduellement des parts dans ce marché. Elle affirme, de fait, sa présence dans le secteur.“Quickbooks reste une principale source de revenus”, explique Olivier Vincent, le directeur des ventes.
Quand un logiciel est très demandé, il faut bien s’attendre à ce que les pirates s’en mêlent. Ce mal, qui semble si bien ancré dans les mœurs mauriciennes, en effet, attire. “En moyenne, au lieu d’avoir dix clients régulièrement, nous n’accueillons que trois”, fait ressortir Olivier Vincent. Quand ce même client se retrouve avec un système de comptabilité défectueux, sans être surchargé pour autant, il se tourne vers le distributeur officiel. Pour l’anecdote, un restaurateur de renom des Plaines-Wilhems, très sollicité ces derniers temps, a vécu cette douloureuse expérience qu’est le piratage.
Aujourd’hui, Netsoft, opérant à Quatre-Bornes, emploie sept personnes, générant un chiffre d’affaires annuel de quelque Rs 8 millions. Elle s’est construite une spécialité dans la conception de logiciels pour les ressources humaines, la gestion de fiches de paie, l’imprimerie sur les chèques et le système de management des données médicales.
Se cantonner dans un segment de plus en plus concurrentiel de commercialisation de programmes est synonyme de stagnation. Par souci de diversification, Netsoft s’est lancée dans la conception de sites web. “Le potentiel est là”, souligne Olivier Vincent. La concurrence aussi. Le client, d’habitude un directeur de compagnie, a évolué dans ses exigences. Il est à la recherche d’une interface qui allie la mise en valeur de l’histoire de sa compagnie, davantage de données sur sa performance et un accent particulier sur les produits et services offerts.
Selon le directeur des ventes, “le client exige l’inclusion de tous ces éléments”. Et la vitrine Internet se transforme en une plate-forme de commercialisation : trouver les contacts, passer la commande et effectuer un suivi.
Autant l’acheteur est enclin à traiter via Internet avec une entreprise, autant est grande sa réticence à payer en ligne. Cette prédisposition s’est vérifiée sur le premier site mauricien dédié à la vente en ligne : www.okkazz.com. “Que deux Mauriciens sur cinq font confiance au paiement en ligne. Le reste a peur de se faire piquer ses sous”, précise Olivier Vincent. Opérationnel depuis six mois, géré par une filiale de Netsoft, le site se veut être la version locale du célèbre e-bay avec sa partie de ventes directes et d’enchères.
Selon le directeur des ventes, en sus de la crainte des transactions par Internet, d’autres facteurs propres au contexte local entrent en jeu. D’abord, à l’opposé des pays développés, le Mauricien trouve toujours le temps de faire son shopping, quitte à y passer des heures. Deuxièmement, posséder une carte de crédit n’est pas à la portée de tout le monde, au vu des critères d’éligibilité fixés par les banques. “Et ce sont ces mêmes banques qui rechignent à s’associer à la vente en ligne. Car avec une fraude sur la carte de crédit, elles sont les premières à payer. Ensuite, viennent les clients”, ajoute Olivier Vincent. En attendant que les réticences fondent, Netsoft continue sur sa voie informatique...
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