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Murray & Roberts, nouveau compétiteur sur le marché du fer

7 décembre 2007, 00:00

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La Mauritius Iron & Steel Company (MISCO), la filiale mauricienne de la multinationale Murray & Roberts, a officiellement démarré ses activités, hier, à Plaine-Lauzun. Murray & Roberts qui a racheté la défunte Desbro International Ltd, a réembauché une partie des employés et produira des barres de fer de 8 millimètres et de 25 millimètres pour le marché local.

Les barres de fer de 6 millimètres seront importées auprès de la maison-mère, en Afrique du Sud. Selon Robert Nooran, managing director de Murray & Robert Steel, la multinationale sud-africaine veut se positionner comme le principal opérateur dans cette partie du monde. «En comparaison avec d?autres marchés, celui-ci de Maurice est relativement petit mais non négligeable», déclare Robert Nooran. La consommation annuelle de barres de fer du pays tourne autour de 60 000 tonnes métriques.

Opérant en Afrique du Sud et à Dubai, Murray & Roberts fabrique des barres de fer depuis plus de cent ans. En Afrique du Sud, il est le fournisseur principal de barres de fer du pays.

A la fermeture de Desbro International, Murray & Roberts à travers la Mauritius Iron & Steel Company a approvisionné le pays en barres de fer avec la collaboration d?autres importateurs.

Le ministre de l?Industrie et du Commerce, Rajesh Jeetah, présent à l?usine, hier, s?est réjoui que la production de barres de fer y ait redémarré : «C?est une bonne nouvelle pour le pays et pour les consommateurs.» Précisant qu?une partie des employés ont été réembauchés, il est se dit certain que leurs conditions de travail «sont meilleures».

<B>Compétition saine</B>

Rajesh Jeetah dit aussi avoir appris que les travailleurs de MISCO ont été autorisés à participer à une réunion urgente à Port-Louis à l?appel de leur négociateur Ashock Subron. «Les salariés doivent savoir qu?ils ont tout notre soutien pour défendre leur position auprès de l?ancienne direction», dit-il.

Le ministre Rajesh Jeetah explique aussi que selon ses informations, la pénurie de barres de fer sera bientôt chose du passé. Et se réjouit qu?un grand nombre d?opérateurs sont maintenant engagés dans la vente de barres de fer. «Nous en avons à ce jour une dizaine. Ils sont soit des producteurs ou des importateurs de barres de fer. Ce qui fait qu?il y davantage de compétition sur le marché local. Le prix de la barre de barres sur le marché est beaucoup plus flexible et dans certains cas en baisse» , ajoute le ministre de l?Industrie et du Commerce. Il précise que le Parlement vient de voter le Competition Bill qui propose la mise en place d?une commission qui, agissant comme chien de garde, veillera à ce qu?il y ait une compétition saine sur le marché.

Rajesh Jeetah a aussi profité de l?occasion pour rappeler qu?il avait été « critiqué injustement » lorsque Desbro avait mis la clef sous la porte. «La vérité aujourd?hui éclate au grand jours», dit-il, expliquant qu?il ignorait l?existence de MISCO. «Officials of my ministry came to know about the existence of MISCO only when a bogus case of contamination of iron bars was revealed in the media», dit le ministre, en précisant qu?il n?a personnellement aucun lien avec MISCO.

Celle-ci a décidé d?investir à Maurice après avoir rencontré une délégation mauricienne dirigée par Vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen en Afrique du Sud. Ni le gouvernement, ni le ministère du Commerce, dit Jeetah, n?est concerné par le deal qui a été conclu à Maurice.

NEGOCIATIONS

<B>Accord sur les indemnités de licenciement</B>

■ Ashock Subron, négociateur des 180 employés de la défunte usine Desbro International, les a convoqués au centre social Marie Reine de la Paix, hier. Objectif : discuter de la formule des indemnités de licenciement. Interrogé, hier, le négociateur a déclaré qu?il va conclure un accord avec la direction concernant le montant des indemnisations proposées. La proposition est comme suite : six semaines d?indemnités par année de service. « Je considère cet accord historique, car il est proche de ce que nous avons demandé. Nous avions réclamé un mois et demi par année de service et nous avons eu six semaines », déclare Ashock Subron. Les négociations se poursuivrent sur le nombre de jours de travail. A ce jour, une cinquantaine d?ex-employés de Desbro International ont été repris par MISCO.

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