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Menacés d?expulsion, ils gardent leur terrain

17 août 2007, 00:00

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Les héritiers de Manilall Goondram ne seront pas expulsés de chez eux. Ainsi en a décidé la juge Saheeda Peeroo, siégeant en Cour suprême. Le terrain qu?ils occupent, à Bambous, était au coeur d?un litige qui opposait leur famille à Rambah Dookeelall et à ses enfants.

Les enfants et petits-enfants de Manilall Goondram, qui aurait habité un terrain à Bambous depuis 1940 jusqu?à sa mort en 1980, ont porté plainte car les terres où ils habitent ont été vendues. La vente par Rambah Dookeelall à ses enfants en 1997, a eu lieu après qu?elle a juré un affidavit en 1987, clamant que son père était le propriétaire de ses terres.

Au cours de l?instruction, plusieurs éléments de cette affaire ont pu être éclaircis. Rambah Dookeelall aurait juré un affidavit en 1987 sur l?assertion que son père, Sajeewon Dookeelall, aurait vécu sur le terrain litigieux pendant plus de 30 ans. Mais elle n?a pas pu le prouver. De plus, elle se serait contredite plusieurs fois.

La défense a affirmé que le père de Rambah Dookeelall laissait Manilall Goondram vivre sur ses terres à condition qu?il veille sur le terrain et sur les fruits que Sajeewon Dookeellal avait plantés. La principale défenderesse a, elle, affirmé que son père louait une petite maison, bâtie sur le terrain, à Manilall Goondram, pour Rs 200. Elle a ajouté que ce dernier recevait la somme suite à la vente de fruits provenant d?arbres se trouvant sur le terrain. Les témoins de la défense n?ont pas non plus aidé sa cause durant ce procès. La juge Saheeda Peeroo a estimé que leurs témoignages, qui ont été rejetés, étaient faux. ?They obviously only came to repeat what they were asked to say ?, est d?avis la juge.

La défense a aussi affirmé que Rambah Dookeelall aurait fait évaluer le terrain en 1987 avant de jurer l?affidavit sur les droits de propriété du terrain à Bambous. Il a toutefois été prouvé, durant l?instruction, que l?affidavit n?avait pas été rédigé en accord avec la loi. Les documents produits par Rambah Dookeelall ne répondaient en fait pas aux conditions nécessaires pour cette opération.

Suite à ce jugement, les neufs demandeurs, héritiers de Manilall Goondram, ont pu garder cette terre, qui leur revient de droit et sur lequel trois d?entre eux vivent toujours. L?affidavit de Rambah Dookeelall, qui est décédée durant l?instruction, ainsi que les actes de vente du terrain litigieux à ses trois enfants, a été rendu caduc par la juge Saheeda Peeroo.

V.P.

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