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Maurice, bonne élève de la Banque mondiale
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Maurice, bonne élève de la Banque mondiale
Le pays se classe en première place dans toute l?Afrique en termes d?accès aux services bancaires. Notamment pour ses 2 011 comptes bancaires pour 1 000 adultes. Ce qui signifie qu?un Mauricien adulte détient au moins deux comptes bancaires. Tandis qu?au même moment, dans certains pays du continent, sur 1 000 adultes, moins de dix comptes bancaires sont disponibles.
Ce sont là les derniers chiffres de la Banque mondiale, parus dans une de ses publications intitulée «Banking the Poor».
Cependant, par rapport à un total de 54 pays en développement tous continents confondus, Maurice occupe la troisième place derrière la Malaisie et le Singapour.
Pour honorer et encourager une si brillante performance venant d?un pays africain, la Banque mondiale a choisi de procéder au lancement de «Banking the Poor», à Maurice. Ce document d?une centaine de pages a été rédigé dans le but d?explorer l?accès aux services bancaires dans les pays en développement, surtout ceux de l?Afrique.
L?objectif de l?étude est de définir la corrélation existant entre les politiques et les pratiques bancaires mises en place dans chaque pays et le niveau d?accès aux finances, calculé en termes de comptes bancaires par millier de personnes adultes.
C?est donc à la Banque centrale que s?est tenue la cérémonie de lancement hier. Valentina Saltane et Joana Pascual de la Financial Access Unit de la Banque mondiale, venues spécialement du siège de l?institution bancaire suprême à Washington, ont remis le document au gouverneur de la Banque centrale, Rundheersing Bheenick.
<I>«Un Mauricien adulte détient au moins deux comptes bancaires. En termes d?accès aux services bancaires, le pays se classe ainsi à la première place en Afrique.»</I>
Dans son allocution, ce dernier a remercié non seulement les deux représentantes de la Banque mondiale, mais également tous les acteurs du système bancaire mauricien et les autorités de ce pays, sans lesquels ce résultat louable n?aurait pu être réalisé. Mais il reconnaît que des améliorations restent à faire, notamment «sur le différentiel des taux d?intérêt (interest rates spread) appliqué dans le secteur bancaire», a affirmé Rundheersing Bheenick. Il a ajouté que des efforts visant à réduire ce différentiel porteront très bientôt des fruits.
Pour Cader Sayed Hossen, président de la commission pour la démocratisation de l?économie, l?accès aux finances n?est pas une condition nécessaire et suffisante. Il faudrait en plus s?assurer que «les populations démunies accèdent tout aussi facilement aux marchés». Quant à Sylvio Tang, le ministre de la Protection des consommateurs, il a insisté pour que le secteur bancaire fasse beaucoup plus preuve de «transparence dans la fixation des frais bancaires à mettre sur le compte des clients».
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