Publicité
Maîtres de ballet
Quand le corps ne trompe pas. Impossible de tricher avec la silhouette. Démarche dansante. Port de tête altier. Jambes au galbe parfait. Et, il va sans dire, pas une once de ventre. Discipline et passion. C?est avec le langage universel de la danse que la douzaine de danseurs du théâtre du Bolchoï est arrivée chez nous hier.
Des étoiles pour nous faire briller les yeux. C?est ce que promettent les deux rendez-vous que nous donnent les danseurs du théâtre Bolchoï. D?abord ce soir à 20 heures, puis demain à 17 heures au centre de conférences Swami Viveka-nanda à Pailles. Des places sont toujours disponibles dans toutes les catégories dans le Rezo Otayo. Les billets sont en vente de Rs 300 à Rs 1 700 pour les adultes. Le public est vivement conseillé d?être sur place une heure avant le spectacle.
<B>«Grâce et légèreté»</B>
«J?ai voyagé de par le monde et il a fallu que je sois à Maurice pour voir le Bolchoï.» Emmanuel Del Rosa, directeur de l?hôtel Mont-Choisy où logent les danseurs ne se tenait plus d?enthousiasme. «Le spectacle sera de deux heures incluant l?entracte», devait préciser Rama Poonoosamy, directeur de l?agence Immedia, organisateur du spectacle en collaboration avec l?ambassade de Russie et Alvesto. Un événement proposé dans le cadre des 40 ans de relations diplomatiques entre Maurice et la Russie. «C?est un cadeau de la Russie à Maurice», devait ajouter pour sa part le Dr Valentina Parrick d?Alvesto.
Un cadeau fait d?investissement physique, de dévouement et de canons de la danse classique : des sauts si périlleux qu?on a l?impression que les danseurs volent. Et par-dessus tout, de la grâce et de la légèreté.
A la question, «depuis combien de temps dansez-vous ?» Vera Borisenkova, sculpturale danseuse à la trompeuse fragilité, devait répondre simplement : «toute une vie». C?est dire le dévouement qu?exige cet art qui fait de ses disciples des sportifs de haut niveau.
Laborieusement, le temps de la traduction du russe à l?anglais, les danseurs ont raconté comment les heures de répétition durent cinq à six heures par jour. «Après, tout dépend du répertoire, du rôle que nous avons. Cela dépend aussi des objectifs que le danseur s?est fixés.» Comme si on pouvait se permettre de faire relâche dans une discipline aussi pointue. Toujours est-il que le travail semble occuper toute la place dans la vie des danseurs, allant jusqu?à des répétitions de 10 heures à 12 heures par jour. Ce qui fut le cas pour l?un d?eux ? le meilleur d?entre eux ? quand il préparait le rôle de Claude dans le Notre Dame de Paris chorégraphié par Roland Petit.
Quand le ballet classique rime avec prouesses physiques, la douzaine de danseurs du Bolchoï de Moscou exécutera ce soir et demain, des extraits des oeuvres connues du répertoire. Des ?uvres de compositeurs russes bien sûr, telles qu?un extrait du Lac des cygnes de Tchaïkovsky, le pas de deux de Cassenoisettes, le pas de deux du Shéhérazade de Rimsky Korsakov ou encore du ballet Gisèle. Mais également le grand pas de La Bayadère, la septième valse de Chopeniana de Frédéric Chopin, entre autres.
Publicité
Publicité
Les plus récents