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L?optimisme du patronat mis en exergue
L?optimisme se maintient pour ce qui est de l?économie de Maurice dans les prochains mois. C?est ce qu?indique un sondage réalisé par IPSOS et paru dans l?édition d?août de l?Eco Austral. Ce sondage a été réalisé par téléphone du 2 au 5 juillet, auprès de 200 dirigeants d?entreprises mauriciennes, dont 63 entreprises de 6 à 9 salariés et 137 entreprises de 10 salariés et plus.
Le sondage indique que, même s?il demeure en territoire négatif, l?indicateur de moral eu égard à la situation économique de Maurice confirme, en juillet, la nette progression qu?il avait enregistrée en mai pour atteindre son niveau le plus élevé depuis juin 2005.
Les entreprises anticipent une amélioration de la situation économique dans les prochains mois, soit à un niveau nettement plus élevé que la moyenne (+17 points). D?ailleurs, le sondage du baromètre Pluriconseil, paru le 25 juillet, indique que de 73 %, avant le budget, ils sont 93 % d?analystes à croire à un boom économique, révélant du même coup que l?optimisme est à son plus haut niveau.
Les meilleures perspectives de l?économie devraient rejaillir sur la situation des entreprises. Le regain de moral des patrons, observé depuis novembre 2006, se confirme dans le présent sondage. Ce mouvement pourra toutefois connaître un léger fléchissement dans les prochains mois.
Malgré les opportunités de croissance qui se présentent, les patrons disent constater que le manque de main-d??uvre qualifiée pourrait ralentir le développement de leurs entreprises. Quelque 54 % des personnes interrogées dans le cadre de ce sondage affirment éprouver des difficultés à recruter du personnel pour leur entreprise et 34 % disent même rencontrer ?beaucoup de difficultés?.
Le sondage indique qu?une large majorité se dégage (71%) pour avancer que le manque de main-d??uvre qualifiée est une des principales causes des difficultés à recruter. Cela suscite des interrogations sur la qualité des formations données à Maurice et leur adéquation avec les besoins des entreprises.
Dans un entretien récemment accordé à l?Eco Austral, Jean Claude de l?Estrac, président de l?Empowerment programme, évoque la nécessité pour le pays d?avoir une plus grande ouverture aux compétences étrangères. Face à cette proposition, 59 % des chefs d?entreprises interrogés affichent un avis positif. Ils sont 37 % à y être ?plutôt favorables? alors que 22 % se disent ?tout à fait favorables? à cette ouverture.
Selon ce sondage, cette solution pourrait aider à remédier aux difficultés de recrutement à court terme. Face au manque de main-d??uvre qualifiée, les entreprises font appel à la formation professionnelle. Les plus grosses entreprises ont créé leur propre unité de formation, alors que les autres font appel à des organismes externes.54 % des patrons interrogés dans le cadre de ce baromètre pensent qu?ils auront à faire appel à un organisme de formation pour au moins l?un de leurs salariés dans les 12 mois à venir. Pour être plus précis, 29 % y auront ?certainement? recours, et 25 % ?probablement?. A l?inverse, 26 % des sondés estiment qu?ils n?auront ?certainement pas? recours à un organisme de formation et 11 % n?y auront ?probablement pas? recours.
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