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L?hydroponique fait des adeptes

15 juin 2006, 00:00

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Plus d?une vingtaine d?agro-entrepreneurs auront l?occasion de vivre une expérience unique autour d?un projet expérimental de culture hydroponique sur un terrain de 14 arpents. Initialement prévue à Albion dans le budget 2005-2006, cette expérience se déroulera sur une portion de terre appartenant à l?établissement sucrier de Rose-Belle. Chaque entrepreneur qualifié aura droit à une superficie d?environ 500 mètres carrés.

?Comme c?est projet unique en son genre, nous préférons attendre un peu pour bien préparer physiquement la terre. Nous prenons toutes les dispositions pour avoir de bons résultats avec des produits appropriés?, explique Jairaj Ramkissoon, directeur du Food Agricultural Research Council .

Farc à qui le ministère de l?agroalimentaire a confié le projet bénéficiera aussi de la collaboration des experts de l?Agricultural Research Extension (Areu). Les agro-entrepreneurs pourraient bénéficier de l?aide de la Sugar Planters Mechanical Corporation (Spmc).

  • Existe-il des critères définis pour avoir accès au terrain et pour être éligible pour ce projet ?

  • On exige un maximum d?informations.

  • Par exemple ?

  • Le niveau d?éducation, savoir si l?entrepreneur a déjà obtenu une portion de terre à bail ou s?il est propriétaire, son expérience et sa connaissance dans le domaine de l?agriculture et dans l?hydroponique, sur quels produits il porte son choix : la tomate, les laitues, le concombre, les épices les fraises ou autres?

Comme tout projet qui exige une certaine formation, les responsables de ce projet hydroponique ne lésinent pas sur la formation.

Le Farc et l?Areu prévoient des sessions de formation intensive. ?Même si certains parmi les agriculteurs ont déjà acquis une certaine expérience dans la culture hydroponique, nous veillerons à ce que chacun sache où il va?, insiste le directeur du Farc.

En ce qui concerne le financement des projets, les agro-entrepreneurs pourront avoir recours à la Banque de développement à un taux d?intérêt avantageux. ?Nous avons également pris en compte cet aspect. Mais cela ne veut nullement dire qu?il n?y aura pas un contrôle rigoureux?, dit Jayraj Ramkissoon.

Tenant en considération les divers aspects techniques et les problèmes qui pourraient surgir, le Farc et l?Areu ne se limiteront pas à la formation théorique mais conseilleront aussi sur l?utilisation des fertilisants, la maintenance des structures, les systèmes d?irrigation et l?aspect sanitaire pour que la culture se passe dans les meilleures conditions.

D?ou l?insistance du comité du Farc pour que les agro-entrepreneurs se regroupent en coopérative pour une meilleure gestion comme à l?île de la Réunion et dans d?autres pays ou l?hydroponique fait son chemin et permet à des agriculteurs de vivre. ?Il n?y a aucun inconvénient si demain nous devons nous inspirer d?autres pays qui ont fait un grand pas dans ce domaine pour faire avancer la cause des entrepreneurs?, dit Jayraj Ramkissoon.

Avec toutes les facilités mises à la disposition des entrepreneurs, le directeur de cette institution souhaite que les bénéficiaires arrivent à être autonomes pour qu?ils progressent. ?Il est vrai que cela ne pourrait se faire du jour au lendemain mais avec de la volonté et la rigueur je crois qu?ils y parviendront?.

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