Publicité

L?horticulture en floraison

9 octobre 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les fleurs peuvent-elles faire bouillir la marmite ? Le ministère de l?Agro-industrie le pense. En effet, cette semaine, à Mapou, il ouvre sa première école pour fermiers avec des cours de formation en floriculture. Et il n?a pas tort, si l?on en croit l?expérience de certains horticulteurs venus participer au Réduit Flower Show, inauguré vendredi par le président de la République, sir Anerood Jugnauth.

Les prochaines générations d?agriculteurs devront être formées de sorte qu?ils puissent pratiquer avec méthode. La formation, grâce aux fermes-modèles, est une des pierres angulaires de la stratégie du gouvernement pour promouvoir l?agro-industrie. La première de ces fermes-écoles démarre avec 25 stagiaires (ménagères, chômeurs, handicapés) qui seront initiés à la production de semences et de plantules, la préparation d?intrants et de terreaux, ainsi qu?à la propagation via les greffes et le bouturage. La formation est offerte par le service de recherche et de vulgarisation agricole de l?État (Areu).

« La production de fleurs, fruits et légumes n?est qu?une partie des activités agricoles. Il existe toute une gamme de services de soutien qui peuvent être offerts en amont ou en aval. Cela peut constituer des créneaux intéressants pour les entrepreneurs », souligne un porte-parole de l?Areu. Il en va de même pour des activités florales à valeur ajoutée telles que la production d?huiles essentielles et de pot-pourri et la cristallisation de pétales.

Les services de soutien à la floriculture sont précisément le créneau exploité par Vaneron Garden Centre. L?entreprise produit sur six arpents de serre environ. Elle a actuellement un stock de 140 000 plantes issues de 500 variétés différentes. Elle propose également aux amateurs et professionnels toute une gamme d?intrants et de supports éprouvés. Mico Adaken, patron des lieux, dit avoir tout appris sur le tas. Il s?est lancé il y a huit ans et emploie aujourd?hui une vingtaine de personnes.

Cependant, le succès n?est pas acquis d?avance. Beechand Ramkhelawon, patron de La main verte, évoque les difficultés de se constituer un réseau de marketing. Tout comme Mico Adaken, il expose son savoir-faire dans le jardin du château du Réduit. Il propose de superbes conifères et des rosiers qu?il a lui-même greffés. « Je suis un passionné des conifères. J?ai commencé à en collectionner il y a environ vingt ans. Je propose à présent d?en faire mon métier. J?ai ouvert un point de vente à Ébène. Mais je ne peux pas en vivre », affirme cet agriculteur de Brittania.

Un millier de petits horticulteurs connaissent des degrés de succès variant entre celui de Vaneron et de La main verte. Une vingtaine de gros producteurs se sont, quant à eux, donné les moyens pour réussir. Ils misent sur l?exportation. Ce secteur réalise en moyenne un chiffre d?affaires annuel d?environ Rs 250 millions et l?anthurium domine la production. Mais les fleurs de saison gagnent du terrain et le petit horticulteur débutant n?a pas besoin de lorgner les marchés étrangers. La demande est déjà assez forte sur le marché local, notamment dans le secteur hôtelier, relève l?Areu.

Publicité