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L?histoire et la symbolique de la chevelure
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L?histoire et la symbolique de la chevelure
Nos plus anciennes sources au sujet des cheveux remontent à l?Égypte ancienne. Il y a de cela 4000 ans. Les femmes portaient alors des perruques d?apparat dans le but de séduire. Elles étaient aussi associées à l?érotisme.
Plus tard, dans la Bible, de nombreux écrits évoqueront la chevelure et la notion de force et de puissance qui s?y rattachent, comme l?histoire de Samson et Dalila en témoigne.
Pour les Romains, il existait un rituel qui consistait à couper les cheveux des condamnés à mort, symbolisant ainsi la vie que l?on s?apprêtait à leur arracher. Par ailleurs, les Romains, qui portaient les cheveux bruns et courts, considéraient la calvitie comme un état tout à fait insupportable et portaient une grande attention à la longueur et à la couleur des cheveux de leurs rivaux, les Gaulois, aux cheveux blonds et longs.
Plus tard, au Moyen Âge, on aura le culte du cheveu propre. Les femmes se couvrant alors la tête avec des voiles, pour sortir de leur appartement.
Plus tard encore, aux XVIIe et XVIIIe siècle, à l?époque des règnes de Louis XIV et de Louis XV, les nobles se coifferont de perruques ou garderont les cheveux longs. Les femmes arboreront des coiffures plus excentriques les unes que les autres. Le XIXe siècle verra un retour à plus de simplicité sous le Directoire, suivi de nouveaux excès sous la Restauration.
Indéniablement, la chevelure de la femme est, pour l?homme, un facteur important de séduction, ce que les écrivains de l?époque ne se priveront pas de nous faire remarquer. De même, les hommes, toujours très soucieux des problèmes de calvitie, chercheront par tous les moyens à y remédier, en se tournant notamment vers leurs coiffeurs. Il s?ensuivra alors un commerce florissant autour des cheveux, ce qui prouve que nos préoccupations d?aujourd?hui ne sont en rien différentes de celles d?hier. Le XXe siècle verra, à la fin de la guerre de 1914-18, les femmes se couper les cheveux à la garçonne, premier signe de l?émancipation féminine. Il est à noter que Colette ou Coco Chanel en furent des exemples fameux.
Plus près de nous, dans les années 1970, l?émergence du mouvement hippie avec, dans son sillage, la mode des cheveux longs et d?une tenue vestimentaire négligée, témoignera du rejet par les jeunes d?une certaine société moraliste, bureaucratique et bien mise.
Aujourd?hui, à l?aube du troisième millénaire, la mode des crânes rasés a remplacé la mode des cheveux longs, sans doute là aussi par souci d?afficher sa différence, au même titre que nous voyons se développer la mode des cheveux multicolores; souvent, dans un cas comme dans l?autre, ces phénomènes sont associés à l?adolescence, période de rébellion par excellence.
Si l?on considère la chevelure comme faisant partie intégrante de notre identité, elle est certainement l?élément anatomique sur lequel nous pouvons le plus facilement agir, et avec le plus de succès. Il est plus facile de se couper les cheveux, de les teindre ou bien encore de changer de coiffure que d?effacer ses rides.
De tout temps, les cheveux ont symbolisé le pouvoir et la puissance de l?homme. Lorsque le chef se réserve le port des cheveux longs, il affirme non seulement son pouvoir, mais aussi sa filiation avec le dieu lion ou avec le dieu singe (se reporter aux coiffes africaines). Dans ce cas, le chef exige habituellement que ses sujets portent les cheveux courts. Également, il est à noter que lorsque le prêtre tond sa chevelure, il le fait en geste de soumission à Dieu. Il exprime ainsi qu?il est le dépositaire du pouvoir divin.
La notion de pouvoir n?est cependant pas la seule symbolique à devoir être rattachée aux cheveux, qui symbolisent également la force vitale, le pouvoir de séduction et la sexualité, éléments qui participent aux fondements même de l?être humain.
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