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Leçon de choses pour les étudiants mauriciens
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Leçon de choses pour les étudiants mauriciens
Il affectionne l?interaction avec le public tel un enseignant avec ses élèves? Lors de sa visite officielle chez nous, le président indien Abdul Kalam se devait de s?adresser à ses ?amis? les étudiants. Des rencontres au cours desquelles son intelligence a fait forte impression.
Hier matin, le président indien s?est d?abord rendu au Rajiv Gandhi Science Centre, à Bell-Village, pour parler avec plus de 150 collégiens de différentes institutions publiques et privées. L?après-midi, ce fut l?occasion pour les étudiants de l?université de Maurice, à l?auditorium Octave Wiehé, de poser leurs questions au président.
Lors de ces deux interventions, le fil conducteur fut l?éducation et la science, assaisonné d?une dose de philosophie : ?Ne dites jamais que quelque chose est impossible. En 1885, le grand physicien britannique lord Kelvin disait que tout ce qui est plus lourd que l?air ne peut voler. Moins d?une décennie plus tard, le premier avion décollait, pourtant les scientifiques disaient que c?était impossible.?
Cela avant de faire répéter en choeur la phrase suivante par les collégiens: ?Un rêve se transforme en pensées et les pensées en actions.? A un étudiant qui voulait savoir quelle est la place de l?art et de la littérature dans l?éducation, Abdul Kalam répond: ?La science et la technologie constituent les racines pour développer un pays, mais un bon être humain n?a pas besoin uniquement de la science et de la technologie.?
A l?université de Maurice, il s?adressera à un peu plus de 500 étudiants et plusieurs dizaines de conférenciers. Lors d?un mini-exposé, le président Kalam expliquera quelles sont, selon lui, les voies qui mènent au développement du pays et la nécessité d?évoluer d?une économie basée sur l?industrie à une économie du savoir.
Là encore, l?éducation et la science ont une place de choix. Sur l?éducation, il dira justement qu?une économie industrielle fonde son éducation sur les manuels et un enseignement formel alors que l?économie du savoir requiert un système éducatif qui accorde de la place à la créativité, l?interactivité, le ?self-learning? et qui se concentre sur les valeurs, le mérite et la qualité.
A un étudiant qui lui demande comment incorporer les ?slow learners? dans un système éducatif, Abdul Kalam répond que le rôle de l?enseignant est prépondérant. ?Un bon enseignant n?est pas celui qui parvient à faire obtenir de bons résultats à ces 10% d?élèves brillants (...) Un bon enseignant est celui qui parvient à soulever les 10% à 15% d?élèves qui ont besoin d?aide?, affirme-t-il.
Les universitaires mauriciens, soutient Abdul Kalam, se doivent de mettre leurs connaissances au service de la nation pour que celle-ci puisse ?sortir de ses problèmes pour devenir un pays développé?.
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