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Les élus parient sur le développement
PAMPLEMOUSSES?RIVIÈRE-DU-REMPART
<B>Nitin Seetah : priorité à la voirie</B>
On s?attendait à une lutte serrée entre Nitin Seetah et Sandhya Boygah pour la présidence du conseil des districts de Pamplemousses-Rivière-du-Rempart. Mais la jeune femme s?est désistée, laissant le champ libre au premier nommé. C?est donc le conseiller de Belle-Vue-Maurel depuis 1997 qui occupera le fauteuil de président pour les douze mois à venir. Le poste de vice-président sera occupé par Subiraj Daby, qui n?a pas eu de concurrent non plus. Il est conseiller depuis 1997 au village de Roche-Terre.
Sandhya Boygah souligne que c?est vers 9 heures hier qu?elle a reçu le mot d?ordre de ?step down?. ?C?est dommage que ce n?est que ce matin qu?on m?a demandé de ne pas m?opposer à Nitin Seetah. Néanmoins, je me ferai entendre très bientôt?, a-t-elle déclaré.
<I>?Ce n?est que ce matin qu?on m?a demandé de ne pas m?opposer à Nitin Seetah?, déclarait hier Sandhya Boygah.
Nitin Seetah est âgé de 32 ans et il travaille comme In cargo salesman à la compagnie Allport Mauritius Limited. Marié à Sandhya, il est devenu père il y a quatre mois. Ses priorités, souligne-t-il, sont la voirie et l?éclairage des routes et il espère voir la mise sur pied de commissions pour établir un plan de travail.
Le président sortant, Ranjiv Woochit, a, lui, dressé un bilan de ses réalisations. Fait rarissime : aucun parlementaire n?était présent à Mapou hier. Ce qui a réjoui une majorité de conseillers, dont un ancien président, Satish Ramruttun, qui a félicité le gouvernement pour n?avoir pas été contre la décision prise depuis longtemps par une trentaine de conseillers qui avaient porté leur choix sur Nitin Seetah.
<B>?Plus d?activités qui rassemblent?</B>
Ramesh Basenoo, conseiller du village de Midlands et président sortant du conseil des districts de Grand-Port-Savanne conserve son fauteuil de président, après avoir occupé ce poste pendant un an et demi. Il a obtenu une majorité de 21 voix ? contre 15 à son principal adversaire, Navin Cheetamun du village de Trois-Boutiques.
Fait marquant, aucun député et aucun ministre n?ont assisté à cette joute. ?C?est la première fois qu?une telle chose se produit?, note un observateur qui travaille au siège du conseil des districts depuis plus d?une vingtaine d?années.
Ramesh Basenoo aura pour vice-président Prem Boudena du village de Mare-D?Albert qui a été élu avec 20 voix contre 16 à Dananjay Lallchand.
<B>?Générer des profits?</B>
?Militant pas militant, je vais travailler pour tous les villages sans distinction?, devait répliquer sévèrement Ramesh Basenoo à un conseiller qui voulait l?interrompre pendant son discours, après les élections. ?Cette élection est derrière nous. Il faut tous collaborer pour faire progresser la région sud. Pas question de perdre du temps?, poursuit-il avant de faire état des nouveaux projets qu?il compte réaliser durant son mandat. Parmi, figurent une salle des fêtes et un centre commercial dans la cour du siège du conseil des districts à Rose-Belle.
Louer l?infrastructure aux commerçants devrait générer des profits, estime-t-il. ?Tout comme les municipalités, nous devons nous aussi avoir notre salle des fêtes pour les activités sociales, les mariages ou autres activités qui rassemblent?, insiste Ramesh Basenoo.
Navin Cheetamun, le candidat battu, affirme pour sa part que certains conseillers n?ont pas respecté ?les directives du Parti travaillistes pour qu?ils votent tous en sa faveur. C?est une insulte au Premier ministre ?, dit-il.
Jean-Paul Chrétien, le vice -président sortant s?est pour sa part dit satisfait de sa contribution à faire avancer la région du Sud.
PRÉSIDENCE DE MOKA-FLACQ
<B>Bob Choolhun : projet de marché à Flacq</B>
Revirement de situation pour l?élection présidentielle, hier, au conseil des districts de Moka-Flacq. Pour la première fois, une majorité des conseillers de district ont fait fi du mot d?ordre du Parti travailliste pour élire Devendranath Choolhun, dit Bob, candidat de Mare-La-Chaux, comme le nouveau président.
Après un vote par bulletins secrets, le nouveau président a été élu par 21 voix contre 14 à son seul adversaire, Tapeshwarsing Bissoondoyal, de Bon-Accueil. Pourtant, samedi à une réunion des conseillers avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à Clarisse House, le mot d?ordre était de voter pour le candidat de Bon-Accueil.
<B>22 voix contre 10</B>
Suraj Dhorah de l?Espérance a été choisi comme vice-président. Il a obtenu 22 voix contre 10 à son adversaire, Bojh Ramkurrun, candidat de Poste-de-Flacq. Ce dernier était au départ pressenti pour être candidat à la présidence, mais s?est désisté après le mot d?ordre du PTr en faveur de Tapeshwarsing Bissoondoyal.
Cette présidentielle s?est déroulée dans un climat de tension. Une demi-heure avant la réunion, de nombreux conseillers de village s?étaient massés aux abords du conseil des districts. Les ministres Anil Bachoo, Indira Seebun et Dharam Gokhool sont partis subitement après avoir eu vent que le mot d?ordre du Labour ne serait pas respecté.
Les conseillers de district pro-Choolhun sont arrivés à bord de deux minibus, une dizaine de minutes avant la réunion. La tension est montée d?un cran, mais la forte présence policière a été dissuasive. Les conseillers se sont contentés de lancer des quolibets.
<B>Projet de site web</B>
Dès le départ, Bob Choolhun avait eu le soutien du président sortant, Sonalall Seeburrun, qui fait partie de l?exécutif du PTr au no 8 (Moka?Quartier-Militaire). Le nouveau président est également membre du Labour au no 9 (Flacq?Bon-Accueil)
Employé comme duty manager de l?hôtel Saint-Géran depuis 28 ans, Bob Choolhun est détenteur d?un diplôme en hotel management. Il aborde son deuxième mandat comme conseiller.
Le nouveau président a pour priorité la construction d?un marché moderne à Flacq avec des facilités de parking. Il se propose de créer un site web au conseil des districts pour permettre aux habitants de faire état de leurs griefs par voie de courrier électronique.
En raison de la forte opposition au nouveau conseil, un des conseillers du groupe majoritaire pourrait être appelé à déposer une motion de blâme contre le nouvel élu, mais qui sera rejetée après. En vertu des règlements, une deuxième motion de blâme ne pourra être présentée avant six mois.
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