Publicité
Les producteurs de tabac dans l?angoisse
Par
Partager cet article
Les producteurs de tabac dans l?angoisse
FRAPPÉES par un mal inexpliqué, les feuilles de tabac sont toutes brûlées et inutilisables. Elles promettaient pourtant de meilleurs revenus pour les producteurs de tabac de Beau-Champ et de Deep River. Mais ils doivent y renoncer, leur a conseillé le Tobacco Board, hier.
Les pertes sont ainsi énormes pour les producteurs de tabac. Nalini Ramsurn, engagée dans la production de tabac depuis cinq ans, explique que la variété affectée est très demandée par les planteurs. Elle produit plus de feuilles que les autres plantes de tabac, soit une quarantaine au total. ?Tous les planteurs ont opté pour cette variété qui leur permet de gagner plus d?argent.?
Nalini a d?ailleurs choisi de produire cette variété pour la première fois l?année dernière. ?Je ne sais plus quoi faire. Je comptais beaucoup sur cette production pour gagner de l?argent. Il nous faudra tout recommencer.?
C?est en septembre dernier que des inspecteurs du Tobacco Board remarquent des traces de brûlures sur les feuilles de tabac. Ils en informent immédiatement le Tobacco Board. ?Ce phénomène concernait essentiellement les plantations de Beau-Champ et celles de Deep River?, explique le directeur du Tobacco Board, Hemrajsingh Ramahotar.
Pensant qu?il s?agit d?une maladie, le Tobacco Board se réfère aussitôt à l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU). Des échantillons prélevés dans les champs concernés ont été analysés par des scientifiques pour situer les causes exactes du dessèchement des feuilles de tabac.
Mais l?AREU indique dans son rapport qu?aucun ?conclusive diagnosis of the disorder has yet been reached?. Fait étrange, seule une variété de tabac connue sous le nom de SPG 28 est affectée. Les examens révèlent qu?il ne s?agit aucunement d?un virus qui aurait attaqué les plantes. La présence d?un produit chimique n?a pas non plus été décelée. D?autres spécimens ont par conséquent été envoyés à la Global Plant Clinic, en Angleterre, pour des examens approfondis.
Entre-temps, le rapport de l?AREU a été communiqué aux planteurs de tabac. ?Les résultats des examens de l?AREU ont été communiqués aux producteurs de tabac?, affirme le directeur du Tobacco Board. Ainsi, les inspecteurs ont demandé aux producteurs de tabac de ne plus utiliser le SPG 28.
Contrôle rigoureux
Les plantes de tabac, explique Hemrajsingh Ramahotar, font l?objet d?une attention particulière et sont soumises à des contrôles rigoureux. ? Il existe des critères très précis concernant les plantes de tabac. Si les plantes ne sont pas aux normes, elles sont rejetées.? Ces feuilles, le Tobacco Board les achètent directement des producteurs de tabac pour ensuite les revendre à la British American Tobacco.
Publicité
Publicité
Les plus récents