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Les politiques veulent une loi mondiale contre le spam

18 juillet 2003, 20:00

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Les législateurs en Europe, aux Etats-Unis et en Australie élaborent des textes pour rendre illégal l?envoi de ces messages qui représentent près de la moitié du courrier électronique envoyé dans le monde.

Mais sans coopération internationale, les «spammeurs» continueront à bombarder les internautes de messages tels que des offres de services financiers, de diplômes universitaires ou de la pornographie, estiment les spécialistes du dossier.

«Le spam n?est pas simplement un problème britannique ou européen», a expliqué le ministre britannique du commerce électronique, Stephen Timms. «La plus grande partie des spams vient de l?extérieur de l?Europe et surtout des Etats-Unis. On espère trouver une solution américano-européenne», a-t-il ajouté.

Les législateurs veulent combattre le spam sans pour autant éliminer les messages Internet à caractère marketing. Mais ils ont des divergences fondamentales sur les moyens pour atteindre ce résultat. Le plus grand désaccord porte sur la question de savoir si une entreprise qui mène une opération de marketing doit obtenir la permission d?un internaute avant de lui envoyer des messages.

LA CAPITALE DU SPAM

La directive de l?Union Européenne sur la protection des données exige ainsi de toutes les personnes envoyant des e-mails de marketing ou de spam d?obtenir un accord préalable du client. Cette méthode du choix préalable («opt-in») considérerait globalement comme spam tout courrier électronique envoyé sans la permission du consommateur, ce que les responsables européens considèrent comme un contrôle efficace.

Mais les propositions de lois américaines actuelles sont plus favorables aux annonceurs et ne comportent pas ce mécanisme de choix préalable.

«La loi américaine sera la clé du problème», a estimé Steve Linford, fondateur du Spamhaus Project, une organisation britannique à but non lucratif qui recherche et identifie les plus gros spammeurs mondiaux.

«Les spammeurs applaudissent à une législation sans accord préalable qui légalise le statu quo», ajoute ce responsable pour qui les Etats-Unis sont la «capitale mondiale du spam».

Environ 140 personnes, la plupart habitant en Amérique, seraient responsables d?environ 90 % du spam mondial. La question est aussi de savoir si les nouvelles lois seront efficaces pour combattre ces messages. «Les nouvelles lois ne vont pas mettre fin au spam. Elles joueront un rôle dissuasif», a estimé Enrique Salem, patron de Brightmail, une entreprise américaine spécialisée dans les logiciels qui filtrent les mails indésirables.

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