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Les nouveaux visages des salons de coiffure?

13 novembre 2007, 00:00

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Vous les préférez courts et bouclés? Mais la tendance est plutôt aux cheveux longs et lisses avec, en relief, des mèches colorées ! Et pourquoi pas une extension des? ongles ou une épilation tant qu?on y est. Incursion dans les salons de coiffure qui ont changé de visage au fil du temps.

Dans un domaine de plus en plus compétitif ? le nombre croissant de salons à chaque coin de rue en témoigne ? les professionnels ne peuvent plus se cantonner à offrir un simple brushing. Il faut bien plus pour amadouer des clients de plus en plus exigeants, prêts à payer le prix fort pour un service d?excellence, sur mesure et à valeur ajoutée.

«Rebonding», extension des cheveux, pose de faux ongles ou ongles acryliques, manucure et pédicure, épilation complète, massages, soins du visage? La liste des services annexes proposés est longue et varie de salon en salon.

«C?est très pratique de pouvoir se faire un brushing au même endroit où je me fais épiler ou poser de faux ongles !» Shashee, originaire de Goodlands, est «une femme active, toujours à courir derrière sa montre mais qui a le temps de se faire belle et qui en veut pour (son) argent». Comme elle, elles sont des milliers de Mauriciennes à investir gros dans l?apparence physique, leur pouvoir d?achat s?étant amélioré. Elles sont davantage conscientes de leur image. Et les propriétaires de salon ont flairé l?aubaine, naturellement financière, derrière cet engouement?

Pour répondre à cette demande, le salon est devenu un one-stop shop. C?est également un moyen pour fidéliser la clientèle car la concurrence est rude. Jhotee, esthéticienne chez Sébastien Coiffure depuis trois ans, en voit des visages dans le salon situé au Harbour Front, à Port-Louis. «Nous accueillons davantage de femmes pour des soins esthétiques. Les soins du visage, en parallèle aux extensions des ongles, ont particulièrement la cote.» Par ailleurs, le salon a fait appel aux services d?un Indien pour les massages.

<B>«Relooking» à Rs 8 000

De la femme au bureau à celle qui s?occupe exclusivement de son foyer, beaucoup de Mauriciennes veulent être «tendance», et sont prêtes à y mettre le prix. «Cela m?arrive de dépenser près de Rs 1 000 lors d?une seule visite chez mon coiffeur si je refais ma couleur. Mais ça, c?est une fois tous les deux mois. Sinon je me fais un devoir de faire quatre brushings par mois.» Claire, la trentaine, habitante des Plaines-Wilhems, une habituée d?un salon très réputé à Rose-Hill, débourse jusqu?à Rs 1 500 par mois chez son coiffeur.

Mais attention, cette somme peut sembler dérisoire quand on sait que d?autres dépensent entre Rs 1 000 et Rs 2 000 pour l?extension des ongles, Rs 3 000 à Rs 6 000 pour la seule extension des cheveux (très en vogue actuellement) et entre Rs 5 000 et Rs 8 000 pour un relooking de la tête aux pieds. De quoi faire tomber les cheveux de la tête !

Mais le client en a-t-il vraiment pour son argent vu les tarifs pratiqués ? «Oui», affirme catégoriquement Addil Tupsy, directeur de Charming Classic, seul institut accrédité pour octroyer certificat et diplôme en coiffure et en soins esthétiques, d?après le curriculum de City and Guilds d?Angleterre, à Maurice. «Les coiffeurs mauriciens sont très professionnels, et je dirais même meilleurs que beaucoup d?Européens. Nous n?avons rien à leur envier car à Maurice, nous avons l?opportunité de travailler sur des cheveux souvent difficiles (afro-caribéen et asiatique), alors que ce n?est pas toujours le cas à l?étranger», poursuit ce professionnel comptant 20 ans d?expérience dans le métier. Mais, il concède qu?un brushing à Rs 900 peut relever de l?arnaque.

Ce n?est certainement pas cela qui désemplira les salons car la rigueur est de mise. Certaines clientes reviennent deux ou trois fois par semaine, préférant que le coiffeur fasse lui-même le shampoing car elles risquent d?abîmer les extensions? D?ailleurs, on n?embauche pas sans qualifications. Chaque salon se charge par la suite de «reformer» ses apprentis coiffeurs pour acquérir le standard du salon.

Noorani Joomun propriétaire de Schwarzkopf Hair Club au Pailles-en-Queue Court, à Port-Louis, a trouvé le bon filon. Son équipe, composée de huit filles, voit défiler des centaines de clients par semaine, prêts à dépenser lorsqu?ils reconnaissent le professionnalisme dont elle fait preuve. Comme quoi, tous les coûts sont permis lorsqu?on veut être belle?

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