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Les maraîchers l?emportent sur les marchands de rue
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Les maraîchers l?emportent sur les marchands de rue
Une bataille en suspens. C?est en ces termes qu?on peut qualifier la tension qui règnait au marché central depuis jeudi entre les maraîchers et les marchands ambulants de la rue Farquhar. Notamment avec l?évacuation de ces derniers par la police.
La raison derrière cette tension : des marchands de drogue, de vêtements ou de légumes volés, qui côtoyaient ces marchands ambulants à la rue Farquhar. Reza Issack, lord-maire de Port-Louis, les maraîchers et les marchands ambulants « officiels », estiment qu?ils sont une cinquantaine à se « déguiser » pour s?adonner au commerce de la drogue dans cette rue.
Si marchands ambulants et maraîchers déplorent la présence de ces «infiltrés», il n?empêche que ces deux groupes se sont affrontés lundi. Deux blessés sont à déplorer parmi les maraîchers. Et mercredi dernier, environ 500 personnes, notamment des maraîchers, ont manifesté au marché central.
« Depuis décembre, on a fait comprendre aux marchands ambulants qu?ils devaient vider les lieux. Malgré des rappels, rien n?a été fait. Après ce qui s?est passé lundi, j?ai demandé au commissaire de police d?intervenir. Je ne veux plus voir de marchands dans cette rue », déclare Reza Issack.
La Market Traders? Association avait pour sa part instruit un procès en Cour suprême en janvier dernier. Le jugement ne saurait tarder, affirme-t-on du côté des maraîchers.
Mais les marchands ambulants, sont, eux, mécontents.
« Nous sommes là depuis les années 60 et aujourd?hui, ce lieu est désert. Nous subissons les conséquences de la pollution amenée par ces drogués, pickpockets et dealers », déplore Hyder Ryman, président de la Street Vendors? Association.
Les marchands ambulants «officiels » de la rue Farquhar ont été recasés dans des étals aménagés sur le ruisseau du Pouce. Les vendeurs de rue opérant aux abords du marché central pourraient, eux aussi, être appelés à évacuer les lieux.
La municipalité, elle, compte maintenant s?attaquer au problème des prostituées au jardin de la Compagnie. « Nous attendons que le Central Tender Board alloue le contrat pour clôturer le jardin », confie Reza Issack.
<B>Le Forum de Curepipe irrite</B>
Sol poussiéreux, pigeons squatters... Les marchands de rues qui se sont installés au Forum sont mécontents des conditions dans lesquelles ils sont obligés de travailler. A hier, il n?y avait qu?une dizaine de marchands en opération. «La mairie aurait dû nettoyer le Forum. En plus, il n?y a pratiquement pas de clients », confie Patricia Oodoomansaib qui tient une pâtisserie. Anil Dhorbal, président de la commission de santé à la mairie de Curepipe, explique des avis de presse réguliers seront publiés pour inciter les citadins à venir y faire leurs achats. De son côté, le maire de Curepipe, Christian Hurrangee, demande un peu de temps pour le nettoyage qui est effectué chaque dimanche. Il fait aussi ressortir que des 160 marchands de rue qui se sont enregistrés, seuls 23 se sont manifestés pour le paiement de la licence.
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