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Les forces vives déclarent la guerre à la drogue
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Les forces vives déclarent la guerre à la drogue
«Je mènerai un combat sans relâche contre le fléau de la drogue qui commence à prendre une dimension inquiétante dans le sud du pays. J?ai même appris que certains dealers se servent d?enfants comme passeurs dans certains endroits pour vendre leur drogue», déclare Ramesh Basenoo, le président du Conseil des districts de Grand-Port-Savanne, d?un ton très déterminé.
Il invite toutes les forces vives les clubs de jeunesse, associations socioculturelles, étudiants, animateurs de groupes et travailleurs sociaux à donner un coup de main en dénonçant les trafiquants. «Les nouvelles qui me parviennent sur les méthodes qu?ils utilisent pour vendre la drogue me donnent des sueurs froides. D?où ma détermination pour combattre ce fléau.» Munsoo Kurrimbaccus, secrétaire general du Youth Networking of Mauritius (YNM) mène le combat sur le terrain depuis plusieurs années. Il se dit prêt à soutenir le président du Conseil des districts pour lutter contre ce fléau. «La situation est très alarmante. Elle deviendra incontrôlable si nous n?agissons pas. J?accueille cette décision favorablement. Je vais me faire un devoir de le rencontrer dans les jours qui viennent.»
Soutien régulier
Selon ce dernier, il n?y a pas qu?à Mahébourg, Cité-La-Chaux, Plaine-Magnien ou Beau-Vallon que la drogue fait rage, mais également dans les villages de Camp-Diable, L?Escalier et Surinam. «Des villages qui, il y a quelques années, avaient été épargnés par la drogue.»
En juin de cette année, il avait déjà attiré l?attention des autorités sur la facilité avec laquelle des jeunes et surtout ceux les écoliers se procurent du Subutex ; pour agir, poursuit-il, il ne suffit pas de se limiter à organiser des démonstrations de force, une journée d?activité ou une causerie d?une heure ou deux heures. Il faut surtout se lancer dans des actions concrètes qui durent et qui bénéficient de soutien régulier.
Se basant sur ses propres expériences, il témoigne des difficultés rencontrées par le YNM après une longue campagne de sensibilisation malgré l?aide de la National agency for the treatment and rehabilitation of substance abusers (Natresa) «Nous sommes épuisés physiquement et financièrement car il nous arrive d?avoir à puiser de notre budget familial pour nos frais de déplacement pour notre campagne», raconte le secrétaire du YNM .
D?où son appel au président du conseil, Ramesh Basenoo, pour qu?il mette un lieu à leur disposition pour un suivi des toxicomanes. «Une fois fixés, nous serons en mesure de mieux faire la coordination.»
Dans un passé pas trop lointain, des parents et des forces vives de Mahébourg, Cité-La-Chaux, Beau-Vallon, et Plaine-Magnien avaient demandé aux autorités de s?assurer que les trafiquants ne se servent pas des enfants pour livrer la drogue à leurs clients dans certains lieux spécifiques.
Ils estiment que la prolifération de drogue et de l?alcool est liée à plusieurs facteurs, dont le manque cruel de loisirs et l?absence de suivi des élus de la circonscription pour améliorer leurs conditions de vie. «Nous sommes très inquiets pour l?avenir de nos enfants», confie une mère de famille sous le couvert de l?anonymat.
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