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Les fonds marins vus d?un scooter

17 septembre 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

On pourrait croire qu?il s?agit du dernier équipement créé par Q, l?homme des gadgets de James Bond : une barge sur laquelle est installé un scooter sous-marin biplace. S?il ne s?agit cependant pas d?une mission pour sa Gracieuse Majesté, touristes et Mauriciens pourront bientôt découvrir cette nouvelle activité subaquatique.

La barge, baptisée Ti Betty, a été inaugurée hier au Chantier Naval de l?océan Indien (CNOI) où elle a été construite. Elle transportera le scooter jusqu?au site à visiter. Là, les passagers de l?engin, installés sur des sièges réglables pourront se promener par trois mètres de profondeur en respirant librement. Une coupole transparente et panoramique évite d?avoir recours à un équipement respiratoire spécial.

C?est en juin de l?année dernière que Luc Billard, également directeur général du Blue Safari Submarine, a l?idée de la conception du scooter. Il en confie les plans, ainsi que la construction du prototype, à un ingénieur français, le réalisateur et constructeur du sous-marin BS 600 exploité depuis 1997 par le Blue Safari. Le scooter ayant un potentiel d?exploitation important, des brevets sont déposés dans de nombreux pays. Le projet a nécessité des investissements de Rs 15 m.

«Un volant et une pédale d?accélérateur lié à un moteur électrique rendent l?engin très facile à piloter», explique Luc Billard. Sa vitesse maximale est de 2,5 n?uds. La durée de l?excursion est de deux heures, dont 30 minutes à bord du scooter sous-marin. Le tarif est de Rs 4 000 pour un couple et Rs 3 000 pour une personne.

La barge de transport Ti Betty est, elle, équipée d?une plate-forme permettant l?immersion progressive, et simultanée, de cinq scooters. C?est le premier bateau mauricien construit par la CNOI, joint-venture entre le groupe Ireland Blyth Limited et le Chantier Naval Piriou, constructeur très connu en Europe. Jean-Yves Rivellou, directeur du CNOI, précise que neuf bateaux sont sortis du chantier, le plus cher ayant coûté Rs 43 millions. Plus de 72 bateaux ont été réparés dans la cale sèche dont la construction a coûté quelque Rs 800 millions.

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