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Les filles de joie dominent la nuit
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Les filles de joie dominent la nuit
Des copines s?en vont danser et draguer. Une maquerelle qui vend sa marchandise et leurs qualités. Créée à Madagascar, la Nuit Giratoire suit et décrit des vies de filles de la nuit. «J?ai passé du temps avec les filles. Je les ai suivies, observées. Je me suis intéressée aux filles, à leur vécu et à leurs émotions. J?ai eu une démarche très journalistique», raconte la chorégraphe Valérie Berger. Dans leurs mouvements, dans leurs mots aussi, elles utilisent la danse pour se dévoiler. Cette Nuit Giratoire, est un virage, un peu déroutant, saisissant mais pas forcément choquant pour autant. C?est une expérience pas facile, un voyage très spécial. C?est un univers, contemporain, atemporel.
Il faut y entrer pleinement ou pas du tout. Car le public, installé en bordure de scène est pris à parti, mis à contribution. Tss? Impossible de se cacher ou de détourner les yeux. Un carré blanc tracé au sol délimite le territoire et les jeux de lumières confinent aussi l?espace. Les filles vous parlent, vous charment, vous dérangent. Leurs mouvements attirent les regards.
Déjà présenté ailleurs, le spectacle qui arrive à Maurice a évolué. Toute la semaine, Valérie Berger a proposé un stage à des danseuses mauriciennes, au Centre Charles Baudelaire. Deux jeunes danseuses mauriciennes issues du stage feront partie du spectacle.
Valérie Berger explique. «On est passé de trois à cinq danseuses, donc le spectacle évolue forcément. Mais le sujet reste le même. On laisse juste de la place pour des filles de passage». Le terme est on ne peut mieux choisi.
«Je reste la chorégraphe et elle fait ce que je lui demande. Mais je lui demande aussi de me faire des propositions, certaines pourront coller à l?intégrité du projet».
L?important est de pouvoir partager et il faut pour cela des rencontres, des échanges, des passerelles entre les îles où la danse n?est pas l?art le plus considéré et ou les danseurs vivent une sorte d?isolement. Echange entre les artistes puis échange avec le public. La notion d?interactivité a une place importante.
Il y a aura une suite à Nuit Giratoire, «qui s?appellera Marry Me », précise Valérie Berger, avec peut-être une danseuse mauricienne, « mais c?est très aléatoire ».
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