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Les entreprises locales face à la libéralisation
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Les entreprises locales face à la libéralisation
L?Organisation mondiale du commerce (OMC) n?est pas seulement l?affaire des diplomates et des décideurs politiques. Elle doit être avant tout une préoccupation pour les entrepreneurs. L?université de Maurice tient actuellement un séminaire sur l?impact des développements à l?OMC sur la compétitivité des entreprises.
L?atelier de travail a été inauguré par le ministre de l?Éducation, Dharam Gokhool hier, à l?hôtel La Plantation à Balaclava. Pour le ministre, les petites économies comme Maurice n?ont pas la capacité d?influencer le cours de la libéralisation du commerce international.
?Nous n?avons peu de choix que de nous ajuster au nouvel environnement ou d?en subir les conséquences. Il nous faut également renforcer notre diplomatie économique?, dit-il. Le ministre évoque l?érosion des avantages compétitifs de Maurice avec le démantèlement progressif des régimes de commerce préférentiels qui ont assuré le progrès économique du pays au cours des dernières décennies.La fin de ces régimes et les règles de l?OMC vont tous avoir un effet néfaste sur l?économie mauricienne en particulier, le sucre et le textile-habillement.
Dharam Gokhool cite la baisse du prix garanti sous le Protocole sucre sur le marché européen et le démantèlement de l?Accord multifibres dans la confection. Ces deux événements, dit-il, vont avoir des répercussions encore plus sévères sur l?emploi, les réserves en devises étrangères, les recettes d?exportation, la stabilité et la croissance économique.
Le ministre affirme par ailleurs, que l?OMC préconise le principe de la réciprocité. Les pays pauvres et en développement vont devoir ouvrir davantage leurs marchés aux pays industrialisés. ?Cela aura des effets sur les entreprises mauriciennes. Elles devront revoir leurs modes de fonctionnement et concevoir de nouvelles stratégies pour faire face aux défis émergents?, souligne le ministre de l?Éducation.Comment rester compétitives sans les filets de protection ? C?est la grande question des entreprises mauriciennes. Il faut impérativement trouver d?autres sources de compétitivité tout en combattant les postes d?inefficience.
Le ministre Gokhool aborde le rapport entre les augmentations salariales et la productivité. ?La productivité n?a pas suivi les hausses salariales. Le déséquilibre entre les gains de productivité et les changements dans les salaires représente une menace à l?économie et les entreprises mauriciennes. Il est temps d?étudier les moyens pour lier les augmentations des salaires à la hausse de la productivité.?
Le ministre fait ressortir que les grands producteurs émergents dont la Chine et l?Inde, exercent des pressions déflationnistes sur les coûts de production à travers le monde. Les pays comme Maurice ne peuvent plus concurrencer sur la base de coûts uniquement.
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