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Les discussions fusent sur l?énergie

14 juillet 2007, 00:00

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L?Energie provoque des étincelles. Au c?ur des débats entre l?Etat et les sucriers, la production des centrales thermiques sucrières. Les capacités de production des centrales thermiques sucrières sont au-dessus des besoins estimés d?après l?Outline of Energy Policy 2007 ? 2025 .

Les négociations Etat ? sucriers stagnent donc. Du côté du gouvernement, on avance l?argument de surproduction. C?est ce qui est ressorti d?une réunion tenue cette semaine, du comité présidé par Rashid Beebeejaun, ministre des Infrastructures publiques.

L?Etat compte faire appel à des producteurs autres que les sucriers. Un plus grand nombre de fournisseurs lui évitera ainsi une dépendance à un seul groupe. Le gouvernement souhaite aussi prévenir d?éventuels problèmes qui seraient soulevés par la réduction de terrains agricoles qui limiteraient la production de bagasse.

Dans le cadre de la réforme sucrière, quatre propriétés se positionnent sur le plan production énergétique: Savannah, Fuel, Belle-Vue et Médine. La centrale de Savannah a d?ailleurs déjà basculé sur le réseau du Central Electricity Board (CEB). Le plan directeur prévoit pour FUEL 25 Mégawatts (MW). FUEL, de son côté, a un plan stratégique qui prévoit une capacité de deux fois 45 MW.

«Nous, à Belle-Vue, nous sommes prêts depuis pas mal de temps. Notre usine peut recevoir plus d?un million de tonnes de cannes et notre centrale thermique est prête», affirme Denis Pilot, administrateur de la propriété sucrière de Belle-Vue Mauricia. Il prenait la parole hier matin lors de la cérémonie de lancement de la campagne sucrière de cette année, à Belle-Vue. Médine devrait, elle, basculer sur le réseau national en 2010.

La capacité de production des centrales thermiques sucrières est d?autant plus débattue qu?il est prévu que l?entreprise malaisienne, CT Power, produise 50 MW. La première centrale de ce groupe s?installera à Pointe-aux-Caves et utilisera exclusivement du charbon. Une autre centrale, celle du groupe Gamma Coventa, fera son entrée en 2010. Les déchets municipaux seront sa matière première.

<B>«Mines d?or» pour les sucriers

Les centrales thermiques sucrières utilisent bagasse et charbon, de manière alternative. «La centrale thermique de Belle-Vue est opérationnelle 24 heures sur 24 pour répondre aux besoins de la sucrerie. Pendant la campagne sucrière, nous utilisons de la bagasse. Mais nous ne pouvons pas assurer notre production énergétique uniquement avec de la bagasse. Par exemple, les week-ends nous basculons sur le charbon», explique Geoffroy Mattlinger, directeur de la centrale de Belle-Vue.

Du côté officiel, on avance que les centrales qui utilisent exclusivement du charbon sont plus efficientes que les centrales charbon ? bagasse, surtout par rapport aux chaudières utilisées.

Les sucriers ne valident pas cette théorie. Les compagnies sucrières revendent le surplus d?énergie au CEB depuis 1985 et ses représentants soutiennent que les centrales bagasse ? charbon ne sont pas moins performantes que celles qui n?utilisent que du charbon. De plus, elles soulignent que la bagasse est, elle, une source d?énergie renouvelable.

Un autre argument avancé par le gouvernement a trait aux tarifs préconisés par les Power Purchase Agreements. Ces accords qui réglementent l?achat d?énergie par le CEB sont qualifiés de «mines d?or» pour les sucriers. Leur retour sur investissement se chiffre à 23 %.

Les sucriers ont déjà entrepris plusieurs actions afin d?avoir des taux maximaux de production.

Selon les sucriers, la production électrique représente un axe majeur afin de leur permettre de soutenir la réforme. Ils rappellent que l?octroi de fonds par la Commission européenne dépend de la réussite de cette réforme.

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