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L?encadrement pour le recyclage des préretraités se développe

8 janvier 2008, 00:00

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Pas simple de reconvertir des milliers d?employés de l?industrie sucrière. Dans le cadre de la réforme sucrière, pratiquement 7 000 travailleurs de ce secteur ont opté pour des plans de retraite anticipée.

Selon les chiffres de la Mauritius Sugar Producers Association, environ 2 000 de ces employés sont déjà inscrits pour suivre une formation. Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, a aussi spécifié que parmi ceux partant en retraite, deux sur trois ont montré un intérêt pour la formation. Des indications qu?ils sont nombreux à souhaiter une reconversion. L?Empowerment Programme s?est positionné pour soutenir ces travailleurs vers la reconversion.

Dans cette optique, des mesures d?encadrement se développent. La première étape a été l?organisation d?un «job fair» le 21 décembre. Celui-ci était spécifiquement destiné aux employés de l?industrie sucrière ayant opté pour un plan de retraite anticipée. Selon les organisateurs, environ 500 personnes y ont participé. Diverses entreprises privées provenant de plusieurs secteurs ont participé à cet événement, qui s?est tenu à l?école hôtelière Sir Gaëtan Duval. Des organismes tels que la Small Enterprises and Handicraft Development Authority (SEHDA) et le Special Programme for Unemployed Women (SPUW) ont aussi été représentés. «Il y a eu un intérêt pour le développement de petites et moyennes entreprises», assure Hootesh Ramburn, coordinateur de l?Empowerment Programme.

Afin de pouvoir mettre en place en encadrement pour les ex-employés de l?industrie sucrière, des mesures sont en gestation. D?autres sont déjà agencées. «La Banque de développement est déjà prête avec un plan de prêts pour les projets agricoles, par exemple les petites fermes, et pour les petites entreprises», confirme Hootesh Ramburn.

Hormis le soutien financier, un encadrement technique et administratif sera requis afin d?accompagner la reconversion des ex-employés de l?industrie sucrière. La préparation des projets représente un aspect important de ce soutien. C?est à ce niveau que pourront aussi intervenir plusieurs organisations dont l?Empowerment Programme, la SEHDA et le SPUW. «La SEHDA et le Special Programme prévoient de réunir les personnes concernées et de les aider à planifier leurs projets», explique Hootesh Ramburn.

La création de petites entreprises constitue un créneau exploitable pour ceux ayant opté pour une retraite anticipée. Après des années au sein de l?industrie sucrière, la moyenne d?âge de ces nouveaux retraités varie de 40 à 50 ans. Le facteur âge joue donc un rôle important.

«Des entreprises prennent des artisans comme chauffeur pour les chariots élévateurs (forklift) ou autres.» Hootesh Ramburn parle également d?un intérêt pour ce type d?emploi chez les travailleurs issus de l?industrie sucrière.

Certains employeurs ont déjà montré de l?intérêt pour recruter ces travailleurs. Il s?agit notamment de compagnies de gardiennage ou encore d?aménagement de terrains (landscaping). Certaines possibilités existent aussi, selon Hootesh Ramburn, au niveau de métiers techniques tels que celui de plombier ou d?électricien. Ceux concernés sont donc principalement les artisans qui sont déjà qualifiés dans de tels domaines.

La participation du secteur privé pour la reconversion des travailleurs de l?industrie sucrière est aussi requise. L?Empowerment Programme est disposé à mettre sur pied des programmes de placement et de formation taillés sur mesure.

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