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L?EIU mise sur une croissance de 5,3 %

29 juin 2004, 20:00

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L?Economist Intelligence Unit (EIU) estime que le taux de croissance économique sera de 5,3% en 2004, comme le précise son dernier rapport sur Maurice. Ce taux de croissance sera attribuable à une meilleure production sucrière et à une meilleure performance du secteur des services.

La reprise de la croissance au niveau mondial devrait bénéficier au tourisme. Par contre, au niveau de la zone franche, les analystes de l?EIU s?attendent à des moments difficiles, et ce malgré la reprise de la croissance qui devrait accroître la demande dans les pays industrialisés.

La faiblesse du dollar devrait affecter les importations américaines. Tant que les salaires dans la zone franche ne seront pas compétitifs, le potentiel de croissance de ce secteur restera limité. L?EIU prévoit une stagnation dans ce secteur cette année.

Investissements bénéfiques

Tout ne va pas mal pour autant. L?EIU estime effectivement que les investissements dans la cybercité commenceront à payer des dividendes. Avec l?amélioration de la situation sur le plan international, des activités telles que la gestion des données, les centres d?appels et les centres de recouvrement des données devraient décoller.

Si ces développements seront bénéfiques, cela prendra néanmoins encore quelques années avant que Maurice ne soit compétitive dans les activités à plus forte valeur ajoutée, telles que l?élaboration de logiciels. Dans un premier temps, on doit s?attendre que les entreprises fassent venir leur personnel qualifié.

L?EIU se demande par ailleurs combien de temps le gouvernement pourra encore soutenir une stratégie de développement basée sur des investissements élevés de l?Etat tandis que le niveau du déficit public demeure élevé ? Selon les analystes de l?EIU, il faut s?attendre que le gouvernement prenne des décisions difficiles dès les élections générales de l?année prochaine passées. Il lui faudra opter pour une combinaison de taxes plus élevées, couplée à une réduction des dépenses moins prioritaires.

C?est en tout cas ce qui ressort du dernier rapport de l?EIU sur Maurice. La privatisation des organismes parapublics est aussi une option. Toutefois, pour rendre ces entreprises d?Etat attrayantes pour les investisseurs privés, il sera nécessaire de revoir à la hausse les tarifs des prestations et réduire les effectifs pour alléger les coûts d?opération. Ce sont des questions éminemment politiques qui dépendent du niveau de soutien au gouvernement, estime l?EIU.

Selon la publication britannique, le chômage continuera à demeurer un problème malgré les investissements conséquents de l?Etat dans l?éducation et la formation professionnelle visant à doter les sans-emploi des qualifications nécessaires pour capitaliser sur les opportunités dans le domaine de l?informatique et des services, notamment.

Dans la conjoncture actuelle, le gouvernement mise sur l?investissement direct étranger, surtout dans les industries d?exportation. Le régime d?incitation de Maurice demeure valable mais, face à la compétition internationale, ces incitations sont devenues moins importantes car tous les pays offrent plus ou moins la même chose, estime L?EIU.

La stabilité politique, un faible niveau de corruption et un environnement des affaires déréglementé sont d?importantes considérations pour les investisseurs potentiels.

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