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Le secteur «seafood» d?IBL passe à la vitesse supérieure
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Le secteur «seafood» d?IBL passe à la vitesse supérieure
Le secteur seafood du groupe d?Ireland Blyth Ltd (IBL) a le vent en poupe. Mer des Mascareignes Ltd (MDM), une de ses trois nouvelles unités issue d?un partenariat entre sa filiale Seafood and Marine Ltd et la société réunionnaise, SAPMER, commence ses premières exportations de produits marins sur l?Europe cette semaine. «Nous avons reçu l?agrément de Bruxelles le 10 juillet pour l?exportation de nos produits vers l?Union européenne. Les procédures pour être aux normes sanitaires européennes sont complexes. L?attente a été longue, mais finalement ça y est. Nous allons pouvons exporter. Il n?y a pas d?usine de traitement de ce type dans cette partie de l?océan Indien », explique Christopher Talbot, general manager de MDM.
MDM est implantée sur le quai de déchargement juste à côté des entrepôts frigorifiques de Froid des Mascareignes. Cette position lui permet de stocker sa matière première dans des conditions optimales immédiatement après son déchargement sans rupture de la chaîne de froid. MDM est engagée dans la transformation et la valorisation d?espèces pélagiques, comme le thon, l?espadon, la dorade, le marlin, le mérou (vieille rouge) et le vivaneau (sacréchien), pêchés par des long-liners congélateurs dans l?océan Indien et congelées à bord à des températures inférieures à -35 °C.
«Ce qui différencie MDM d?autres unités de transformation, c?est que le poisson ne subit pas de décongélation pendant toute la transformation. Ce procédé innovant de congélation unique permet au produit de conserver toutes ses qualités organoleptiques et gustatives. Nous visons un haut niveau de qualité», soutient le general manager de MDM.
Chaque portion de poisson est emballée individuellement sous vide, à l?aide de thermoformeuses, puis regroupée en unités de vente à la marque du client. Le poisson est découpé et transformé en steaks, cubes, filets et darnes. Les espaces de travail de l?usine sont maintenus en permanence à 6 ºC.
Dès son arrivée à l?usine chaque lot de poisson ? une tonne ? est identifié par un code-barre, enregistré par lecture optique. Le système informatique de traçabilité permettra ensuite d?en conserver la trace jusqu?aux portions finales, grâce à un étiquetage automatique. Car, avec ce système, on connaît le nom du bateau, la zone de pêche, la date de pêche, le bac où le poisson a été stocké et les dates de stockage.
La production de l?usine, qui compte employer environ 70 personnes sur deux shifts, est estimée à 10 tonnes par jour de produits finis. Entre 2 200 et 2 400 tonnes seront produites annuellement. La grosse majorité de la production est destinée aux marchés européens, japonais et américains. Une partie sera mise en vente sur le marché local. L?investissement dans l?usine est estimé à Rs 150 millions.
PROFIL
Une intégration verticale
■ «IBL Seafood & Marine» regroupe des entités aussi diverses que des agences maritimes, des compagnies commerciales, des sociétés de pêche, des chambres froides, des usines de transformation de thon et même un chantier naval. Outre MDM, les deux autres nouvelles unités de «IBL Seafood & Marine» sont «Indico Canning Co Ltd» (ICCL) et «Marine Bio-Technology Co Ltd» (MBTL). ICCL met des produits de mer en bocaux pour l?exportation alors que MBTL, en construction, sera la nouvelle unité de fabrication de « fishmeal ». «IBL Seafood & Marine Ltd» comprend aussi Thon des Mascareignes Ltd (exportation de filets de thon précuits) sur l?Europe, Froid des Mascareignes (chambres froides) et le Chantier Naval de l?océan Indien spécialisé dans la construction et le carénage de bateaux de pêche. Un bon exemple d?intégration verticale.
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