Publicité
Le rapport de l?Audit fait de nouveau mouche
Par
Partager cet article
Le rapport de l?Audit fait de nouveau mouche
Le bilan des dépenses de l?État pour l?année 2006-2007 est tombé vendredi dernier. Comme chaque année, il passe au crible les dépenses des diverses instances gouvernementales, surtout là où l?État a dépensé plus que nécessaire. Une fois de plus, le bureau de l?Audit est revenu sur les recommandations faites l?année dernière, mais auxquelles aucune suite n?a été donnée, de même que de nouvelles suggestions pour optimiser les ressources de l?État.
En ligne de mire, la gestion des State-Owned Enterprises, qui accusent des dépen-ses courantes de Rs 47,6 milliards, dont un montant de Rs 7,6 milliards qui a été alloué sous forme de subventions à des corps parapublics. Une situation qui provoque des interrogations sur la bonne gouvernance de ces organismes, et qui a déjà été relevée dans de précédents rapports. Et le rapport en lui-même est truffé de situations où les mécanismes n?ont pas fonctionné, causant d?énormes pertes à l?Etat.
« Le rapport de cette année s?inscrit dans un continuum », explique Rajun Jugur-nath, le directeur de l?Audit. « La perception que les gens ont est que chaque année c?est la même chose. En fait, tous les ans nous faisons des recommandations, puis nous revenons sur ce qui a été fait ou pas. »
Il poursuit en disant qu?il est impossible de compiler les failles de toutes les instances gouvernementales. « Nous relevons quelques cas flagrants pour illustrer certaines pratiques qu?il faudrait éviter, et en proposons des recommandations. » Et parmi, les ministères des Administrations régionales, de la Sécurité sociale et celui de la Santé sont les plus montrés du doigt. Un des exemples les plus criants de ce rapport : le projet du nouvel hôpital psychiatrique suite à la promulgation du Mental Health Care Act.
Les dossiers du passé
Le contrat pour le début des travaux a été alloué en juillet 2002 pour la somme de plus de Rs 233 millions et devait prendre fin en janvier 2004. Après plusieurs mésaventures, à juin 2006, le projet accuse des dépenses de plus de Rs 245 millions, sans compter la somme de Rs 112 millions, placée sous la section Loss and Expense pas vérifiée encore.
Mais les dossiers du passé qui ont une répercussion sur l?état actuel des choses occupent aussi des parties du chapitre consacré au ministère des Terres et du Logement. Des cas qui s?inscrivent dans le continuum dont parle Rajun Jugurnath.
À l?image de la Medi-Clinic de Plaine-Verte. Ce cas, initialement un projet du ministère de l?Éducation de construire une école primaire, a vu le rachat d?un terrain de 2 743,57 m2 sous la Compulsory Land Acquisition pour la somme de Rs 11 879 205. Finalement, en l?absence des travaux, le terrain bascule sous l?égide du ministère de la Santé pour la construction d?une clinique en 2006. Depuis, les travaux n?ont toujours pas été entrepris.
Autant d?exemples que soulève le rapport de l?Audit 2006-2007, mais sur lesquels les différents corps gouvernementaux ne sont toujours pas penchés. « Dire qu?il y a un gaspillage criant est faux, ce n?est qu?une interprétation des chiffres. C?est vrai qu?une bonne partie des problèmes relevés dans ce rapport peut être éliminée, et nos suggestions vont dans ce sens. Mais dans l?absolu, c?est le rôle du bureau de l?Audit justement de relever de tels dysfonctionnements », conclut Rajun Jugurnath.
Publicité
Publicité
Les plus récents