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Le match de la honte déshonore l?Inter

14 avril 2005, 00:00

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Les incidents qui ont conduit à l?arrêt du quart de finale retour de la Ligue des champions entre l?Inter Milan et le Milan AC ont complètement éclipsé la grande qualité du football produit lors de la soirée ainsi que les qualifications pour les demi-finales du Milan AC (qui menait 1-0) et de Chelsea défait 3-2 par le Bayern à Munich.

?Honte sans fin?, titrait hier le quotidien italien La Gazzetta dello sport. ?Sauvages?, s?insurgeait en une le journal espagnol Marca. ?Les fans de l?Inter gâchent les quarts? et ?San Siro brûle? estiment sur leurs premières pages respectives les généralistes belges Het Nieuwsblad et Het Laatste Nieuws.

La presse européenne dans son ensemble a été choquée par les incidents et au lieu d?épiloguer sur la belle frappe d?Andrei Schevchenko (30e), l?orgueil du Bayern Munich qui a lutté avec l?energie du désespoir remontant deux fois au score pour l?emporter ou encore la rechute de l?attaquant brésilien Adriano, les observateurs se retrouvent à évoquer la brûlure de Dida et les divers objets retrouvés sur la pelouse de San Siro (fumigènes mais aussi bouteilles, clés de porte, pièces de monnaie?)

Berlusconi réclame des mesures drastiques

L?écrasante supériorité du Milan AC, vainqueur 2-0 à l?aller et qui menait 1-0 lors du retour, a été oubliée. Le suspense en Allemagne où Chelsea ? pourtant nanti d?une belle avance après les matches aller (4-2) ? a souffert, a été relégué à un second plan.

?Je suis triste qu?une partie de ce niveau se termine comme ça. Jusqu?à l?interruption, le match avait été très correct, les supporters aussi?, a commenté Carlo Ancelotti, l?entraîneur du Milan AC, alors que son homologue de l?Inter, Roberto Mancini, s?est, lui, excusé auprès de Dida, brûlé à l?épaule droite : ?Je suis désolé pour Dida, qui est un grand gardien de but.? Les affiches de ces quarts de finale étaient belles mais la violence a une nouvelle fois gâché la fête.

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a autorisé la mise en oeuvre de ?mesures draconiennes? pour lutter contre la violence dans les stades de football transalpins.

Lui-même propriétaire du Milan AC, Berlusconi a rencontré son ministre de l?Intérieur, Giuseppe Pisanu, au lendemain du déchaînement de violences des supporters de l?Inter Milan au cours du quart de finale de Ligue des champions contre le Milan AC.

La partie a dû être interrompue en raison d?un déluge de fumigènes, dont l?un a touché le gardien brésilien du Milan, Dida. Dans un communiqué, les services de Berlusconi avertissent : ?Il y un risque évident d?incidents encore plus graves à l?avenir, un risque que nous devons prévenir par tous les moyens possibles.?

?Le président (du Conseil) Berlusconi a exhorté son ministre de l?Intérieur à maintenir la ligne de fermeté adoptée depuis longtemps, en mettant l?accent sur les mesures préventives. Cependant, il ne faut pas exclure de recourir si nécessaire aux mesures les plus drastiques à notre disposition.?

Les événements de mardi soir à San Siro ne sont que les derniers en date d?une vague de violences liées au football sur la péninsule italienne.

Pisanu avait déjà prévenu qu?il pourrait ordonner le huis clos pour les matches classés à haut risque.

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