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Le jus d?orange contenait une substance « nocive »

5 avril 2008, 20:00

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Rooben, prénom fictif, a frôlé la mort et il le sait. Six jours après être sorti du coma, il ne semble pas tout à fait rétabli. Il ne se souvient d?ailleurs plus très bien de cette journée où il s?est emparé d?une bouteille qui, pensait-il, contenait du jus d?orange. Mais les médecins estiment qu?il y avait, dans ce qui devait être un rafraîchissement, une substance « nocive ». Celle-ci pourrait avoir causé des dommages au cerveau de cet adolescent qui prendra part aux examens du HSC cette année.

Il est aux alentours de 14 heures mardi lorsque Rooben, qui jouait au foot avec ses camarades de classe, saisit une bouteille de jus. Croyant qu?elle appartient à l?un de ses amis, il en boit plusieurs gorgées et retourne aussitôt jouer. Les minutes passent et l?adolescent est pris d?un malaise. Il erre quelques instants, avant de s?écrouler sur la pelouse. Ses amis tentent de lui apporter leur aide, mais en vain.

La direction du collège est aussitôt alertée. Le recteur de l?établissement prend immédiatement contact avec le père de l?enfant. « Il a cru que Rooben avait consommé de l?alcool et qu?il s?était senti mal. Il a donc demandé à son père de venir le prendre le plus vite possible », explique Patna, la tante de l?adolescent.

Conscient qu?il n?arriverait pas à temps, le père de Rooben téléphone aussitôt à sa belle-s?ur, qui n?habite qu?à cinq minutes du collège. Cette dernière croit tout d?abord qu?il s?agit d?une simple blague faite par son neveu en ce 1er avril. Elle lui téléphone donc sur son portable. « C?est le recteur du collège qui a décroché. Il paniquait. Il m?a dit de venir chercher mon neveu tout de suite et de l?emmener à l?hôpital », explique Patna.

Sur place, celle-ci se rend compte que son neveu est très mal en point. L?adolescent, inconscient, est conduit d?urgence à la clinique Bon Pasteur, à Beau-Bassin, où il est admis à la High Dependency Unit. « Quelques minutes plus tard, il s?est mis à vomir un peu de sang. Les médecins ont tenté de lui glisser un tuyau dans la bouche pour lui permettre de respirer, mais ils n?y sont pas arrivés », relate Patna, encore secouée par les récents événements.

L?adolescent, qui a sombré dans un coma neurologique, est immédiatement conduit dans la salle de réanimation. Alors que les médecins s?affairent autour de lui, il reprend, l?espace de quelques secondes, conscience, avant de sombrer de nouveau. Son état de santé est alors jugé inquiétant. « J?ai vraiment cru à un moment qu?on allait le perdre », fait ressortir la jeune femme.

Une fois son état stabilisé, Rooben est transféré à l?hôpital de Rose-Belle où il devait subir une radiographie. Cela après que les médecins aient fait part de leurs craintes quant à d?éventuels dommages au cerveau. Rooben ne reprendra conscience qu?aux alentours de 19 heures.

Épuisé, l?adolescent parvient tout de même à expliquer à ses parents qu?il se trouvait sur le terrain de foot du collège avec quelques amis, lorsqu?il a bu le jus. « Il croyait que la bouteille, qui se trouvait sur la pelouse, appartenait à l?un de ses amis. Il s?est senti mal peu après. Il n?a plus aucun souvenir de ce qui s?est passé ensuite », explique la tante du jeune homme. Après avoir passé un jour en observation médicale, Rooben est autorisé à regagner son domicile. Mais son état de santé reste fragile.

<B>Des examens approfondis</B>

Le médecin confiera plus tard aux parents de l?adolescent que le jus qu?il aurait bu contenait une « substance nocive » sans toutefois donner davantage de détails. Des examens approfondis permettront de déterminer s?il s?agissait d?une drogue ou d?un autre produit dangereux. « Nous avons dans un premier temps cru que des élèves lui avaient fait une plaisanterie qui aurait mal tourné, mais maintenant, nous ne savons plus quoi penser », soutient un proche de la famille.

Du côté de l?établissement scolaire, on a donné l?assurance aux parents de l?élève qu?un rapport détaillé sur le déroulement des événements sera soumis dans les jours qui viennent afin de mieux comprendre ce qui a bien pu se produire. Les parents de l?adolescent compte, eux, demander des explications.

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