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Le Hamas cherche à tout prix à éviter la faillite
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Le Hamas cherche à tout prix à éviter la faillite
Le gouvernement palestinien tente de trouver des soutiens dans le monde musulman. Le Koweït, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l’Iran ainsi que le Qatar ont annoncé une aide totale de 180 millions de dollars.
Le Hamas est engagé dans une course contre la montre pour éviter la faillite. Pour la première fois à la tête d’un gouvernement, les islamistes palestiniens cherchent désespérément plusieurs centaines de millions de dollars pour assurer une partie de la paye des 140 000 employés des services publics qui n’ont pas touché leur traitement de mars.
L’arrêt de l’aide directe d’environ 500 millions de dollars à l’Autorité palestinienne décrétée par les États-Unis et l’Union européenne, ainsi que le gel du remboursement de 600 millions de dollars de droits de douanes dus par Israël, ont vidé totalement les caisses.
De surcroît, le Japon a menacé hier de suspendre son aide économique à l’Autorité palestienne craignant que l’attentat suicide qui a fait neuf morts et des dizaines de blessés à Tel-Aviv ne marque le début d’un regain de violence au Proche-Orient. Depuis 1993, le Japon a versé aux Palestiens 840 millions de dollars d’aides.
Malgré ces pressions, les islamistes refusent de céder et dénoncent ce “chantage”. Mais ils sont aux abois et tentent de trouver des soutiens dans le monde musulman. Le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis (EAU), ainsi que l’Iran ont annoncé qu’ils allaient débloquer 130 millions de dollars. La riche monarchie du Qatar donnerait également 50 millions de dollars. Mais il ne s’agit que de promesses, qui n’ont pas toujours été tenues dans le passé, et les sommes sont loin de suffire pour faire face aux besoins les plus urgents.
<B>Pactole envolé</B>
Autre déception : le Hamas comptait sur le “trésor de guerre” du Fonds d’investissement palestinien, qui détenait des participations dans des sociétés locales et étrangères d’un montant évalué à 1,5 milliard de dollars il y a quatre ans. Or ce pactole a fondu, car il a servi notamment à fournir des garanties pour des emprunts bancaires qui n’ont pas été remboursés. Résultat : ce fonds dispose actuellement de 250 millions de dollars, représentant moins de trois mois de paye des fonctionnaires. Plus, Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne et chef du Fatah, le mouvement rival du Hamas, est bien décidé à ne pas faire de cadeaux au Hamas et refuse par exemple de céder le contrôle qu’il s’est octroyé récemment sur ce fonds.
<B>Pascal LACORIE</B>
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