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Le grand huit de Loeb
Sébastien Loeb a signé sa huitième victoire de la saison hier sur les routes du Rallye d?Allemagne et se rapproche un peu plus d?une nouvelle couronne mondiale.
Vainqueur des trois dernières éditions du Rallye d?Allemagne, en tête dès le premier jour, vendredi soir, Sébastien Loeb ne pouvait laisser échapper la victoire. A quelques kilomètres de son Alsace natale, le champion du monde en titre a encore réalisé une démonstration tout au long des 19 spéciales de l?épreuve, s?octroyant la bagatelle de 13 temps scratch, pour s?imposer facilement, 37??4 devant son coéquipier François Duval, qui justifie enfin la confiance mise en lui par Citroën en permettant à la marque au chevron de réaliser le doublé.
Le champion du monde en titre remporte son huitième succès de la saison (en onze rallyes !) et compte désormais 32 points d?avance sur Marcus Grönholm, 3e de ce rallye à 2?04??8 et 2e au championnat du monde. A cinq courses de la fin de la saison, une seconde couronne mondiale se rapproche un peu plus de la tête du Tricolore.
La messe étant dite depuis la veille, Loeb comptant plus d?1?45 d?avance sur Grönholm hier matin avant le départ de la 3e étape, l?essentiel pour le Français et Duval était, ce dimanche de rallier l?arrivée sans encombre. Même si ses deux pilotes semblaient très proches sur certains tracés, Guy Fréquelin, directeur de Citroën Sports, leur avait intimé l?ordre de ne pas se ?tirer la bourre?. Gérer, assurer le coup, voilà le genre de consignes qui plaît rarement à un pilote, et encore moins à Sébastien Loeb et son tempérament de bagarreur.
Malgré ces consignes, Loeb démarrait cette journée de dimanche pied au plancher en signant les temps scratch des ES 14 et 15. Mais, peut-être appelé à plus de prudence, le champion du monde en titre semblait lever le pied dans les dernières spéciales de la course, sans conséquence. Sur la voie royale pour décrocher le titre mondial, l?Alsacien pourrait même se contenter de contrôler ses adversaires lors des dernières courses de la saison. Mais ce serait mal connaître le bonhomme qui essaiera certainement d?être sacré le plus tôt possible. On ne se refait pas?
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