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Le couple Anne: «Une histoire montée de toutes pièces»

14 octobre 2006, 00:00

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«Un coup monté.» Le caporal Jean-Claude Anne et son épouse sont formels : les Durigon, couple français qui les a accusés d?escroquerie, et les Aza, autre couple qui les a mis en cause pour une affaire similaire, auraient en fait menti. Ils ont confié à l?express, hier, leurs réactions face aux allégations de leurs «dénonciateurs».

«Nous avons des preuves», lance le caporal Anne, en agitant des documents hier. Les preuves dont il parle serviraient à discréditer la version du ressortissant français Michel Durigon. Celui-ci a allégué que Chantal Anne lui aurait proposé, en 2001, d?acheter un bungalow à Cap-Malheureux pour Rs 2,3 millions.

Le 4 mars 2002, elle lui aurait fait visiter la propriété en compagnie de son époux. Et c?est après son retour en France que Chantal Anne lui aurait demandé de verser l?argent sur son compte à la Mauritius Commercial Bank (MCB). Cela, pour lui déclarer, par la suite, que le propriétaire du bungalow ne voulait plus vendre. Michel Durigon a porté plainte auprès du Central Criminal Investigation Department.

«Une histoire montée de toutes pièces», affirme le caporal Anne. «C?est une somme de Rs 1,3 million qu?il avait versée sur le compte de mon épouse, le 26 février 2004.» Chantal Anne soutient, pour sa part, que cet argent a été remboursé. «Je lui ai d?ailleurs rendu cet argent le 17 juillet 2004, car la maison qu?il voulait acheter à Tamarin avait déjà été vendue. Il voulait à tout prix que je le dédommage pour cela.» Pour prouver ses dires, elle nous montre la copie d?un reçu que lui aurait remis Michel Durigon après avoir récupéré l?argent.

«Cela prouve qu?il a menti à la police»

Autre élément que tient à faire ressortir le caporal Anne : le fait qu?il n?était pas question d?un bungalow mais d?une maison. Et celle-ci ne se situait pas, dit-il, à Cap-Malheureux, comme l?aurait signalé Durigon à la police, mais à Tamarin. ?Cela prouve encore une fois qu?il a menti à la police. Nous avons déjà consulté notre homme de loi pour lui servir une mise en demeure.»

En ce qui concerne les Aza, qui habitent Olivia, le couple Anne affirment qu?ils ont également fait de fausses allégations. L?épouse avait accusé Chantal Anne de lui avoir soutiré Rs 100 000 contre la promesse d?un job de pasteur en France pour son époux et son fils. Et quelques semaines plus tard, elle aurait demandé au beau-père de la plaignante de se porter garant pour elle pour un emprunt de Rs 800 000 à la Banque de développement. L?homme aurait, pour cela, mis son terrain en garantie.

Cette accusation, précise Chantal Anne, a été faite par ces gens, que son mari et elle-même connaissent depuis de nombreuses années, après qu?une mise en demeure leur a été servie le 27 septembre. Cela, parce que le couple aurait écrasé une statue de la Vierge dans leur cour en mai. Il s?agirait, là encore, selon Chantal Anne, d?un coup monté.

Le caporal Anne et son épouse, soupçonnés dans une affaire d?escroquerie représentant la somme de Rs 2,3 m, ont été arrêtés début octobre. Ils ont comparu devant la cour intermédiaire, le 3 octobre, et ont été libérés, après avoir fourni une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000 chacun. Chantal Anne a de nouveau comparu en cour de Flacq le 5 octobre.

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