Publicité
Le Club M devra repasser !
Depuis dimanche dernier, la sélection de Maurice n?a plus rien à attendre des préliminaires de la Coupe d?Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2010. Tel est le constat qui se dégage de sa chute devant le Cap-Vert, à Praia, lors de sa quatrième sortie dans le groupe 1 et qui la laisse avec la lanterne rouge pour un tout petit point dans l?escarcelle. Ainsi, pour espérer s?offrir le second billet de son histoire pour la phase finale de la CAN (après celui décroché en 1974), le Club M devra repasser. Pour autant, ce nouvel échec était-il prévisible ?
Oui, si l?on considère essentiellement la position de Maurice dans la hiérarchie africaine, où elle est devancée par ses trois opposants du groupe 1, dont le Cameroun, vice-champion en titre continental . Non, par ailleurs, au vu du démarrage prometteur qu?a signé la bande à Ashok Chundunsing quand elle accrocha, en déplacement, la Tanzanie (1-1). Et ce, après avoir été réduite à dix, tôt en seconde période , suivant l?exclusion du buteur Westley Marquette.
Certes, le net revers essuyé ensuite face au Cameroun, à Curepipe, n?avait rien de scandaleux. Mais que dire de la déconvenue qu?a connue Maurice, une semaine plus tard, au même endroit, contre le Cap-Vert, sinon qu?elle était évitable à bien des égards.
Evitable, d?abord, dans la mesure où c?est le manque de métier du keeper Didier Gopaul qui provoqua le penalty décisif de l?explication. Evitable, ensuite, si le coach, au lieu d?être fataliste, avait décidé de jouer à fond la carte de l?offensive après le repos. A un moment où le Cap-Vert, malgré son collectif plus cohérent, était manifestement prenable.
En fait, alors que le coach, à l?étonnement général, ne modifiait en rien son schéma tactique jusqu?à la fin, il trouva moyen, paradoxalement, de se faire exclure du banc pour inconduite.
Des critères peu convaincants
Aussi, au train où vont les choses depuis quelque temps et bien que Chundunsing se plaise à répéter qu?il lui faut du temps pour reconstruire le Club M, on est en droit d?être dubitatif.
Ce qui, avant tout, rend plus d?un perplexe jusqu?ici, c?est la manière dont la jeune sélection est constituée. En effet, les critères retenus par le coach pour le choix des éléments, sont, pour dire le moins, loin dêtre clairs, convaincants.
Sinon, comment expliquer l?absence dans l?effectif, voire dans le onze de départ, du milieu offensif Fabrice Pauline et du défenseur axial Patick Aimée ? Autrement dit, deux des plus fortes individualités qui ont, cette saison, contribué au double sacre national du Curepipe Starlight. Alors qu?en revanche, le parfait inconnu qu?est le régional, Steeve Lachinigadoo, a, lui, été du voyage au Cap-Vert ? Sans, toutefois, être sollicité.Ahurissant, non ?
« Je ne suis pas un faiseur de miracles,» affirme Ashok Chundunsing. Soit. Mais qu?il se rachète, à tout le moins, de la déroute subie par notre onze national lors des JIOI 1998, à la Réunion ;
Publicité
Publicité
Les plus récents