Publicité

Le CEB réclame des millions à Beachcomber

6 janvier 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le groupe Beachcomber qui vient d?enregistrer des profits records, se voit cette fois-ci réclamer la somme de Rs 34 millions par le Central Electricity Board (CEB). En effet, l?hôtel Shandrani, qui fait partie du groupe Beachcomber, aurait une ardoise de plusieurs millions de roupies qui représenterait la facture pour les trois dernières années.

Mais selon les calculs du CEB, la somme pourrait être plus conséquente, soit quelque Rs 74 millions redevables au CEB depuis l?année 2000. Toutefois, selon les dispositions légales le CEB ne peut réclamer le paiement des sommes dues que celles des factures échelonnées sur trois années.

Dans les milieux de Beachcomber, un haut responsable déclare que « la compagnie n?a jamais refusé de régler ses factures. Mais faut-il encore savoir ce que nous avons à payer. Les dossiers sont entre les mains de nos hommes de loi. Nous aviserons en conséquence. »

D?autre part, selon Patrick Assirvaden, le président du conseil d?administration du CEB, l?hôtel Shandrani ne serait pas le seul établissement à ne pas être en règle avec le CEB. Il y aurait, entre autres, des grandes surfaces, des grands commerces et des grands magasins, dont les factures restent en souffrance. « Je ne peux accepter une telle situation. Le board non plus. Je souhaite que les responsables de ces organisations ne laissent pas les factures impayées, car nous serons forcés d?agir en conséquence. Jusqu?ici, la raison a prévalu dans les cas où nous avons alerté les responsables des conséquences pour non paiement de factures. Mais je serai intransigeant quand il s?agit de défendre les intérêts du CEB », assure Patrick Assirvaden.

Mais d?où vient cette anomalie de sous-facturation ? Au CEB, on répond qu?un compteur a été installé au Shandrani avant l?année 2000. Toujours selon les milieux du CEB, la sous-facturation aurait ainsi permis au Shandrani de payer un tiers de la somme dont elle devrait normalement s?acquitter.

un relâchement au niveau des enquêtes

Ainsi, avec la création d?un audit squad au CEB en 2005, il n?y a aucun relâchement au niveau des enquêtes qui ont été initiées pour que le paiement des factures en suspens soit effectué. En ce qui concerne ce cas particulier, une enquête est en cours pour connaître les circonstances dans lesquelles ce compteur a été installé et la faille dans le système qui a amené cet état des choses.

Et Patrick Assirvaden d?ajouter que certains restaurants à Flic-en-Flac et des grandes surfaces à Belle-Rose et à Grand-Baie, ont dû s?acquitter de leurs factures. Par exemple, un restaurant à Flic-en-Flac a dû s?acquitter d?une facture de Rs 18 millions.

Publicité