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Le BOI parle de 25 000 employés dans le secteur des Tics d?ici 2010
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Le BOI parle de 25 000 employés dans le secteur des Tics d?ici 2010
Le secteur des Tics pourrait employer 25 000 personnes d?ici jusqu?à 2010. La Board of Investment (BOI) y croit fermement. Ce secteur, estime-t-il, a un potentiel de croissance extrêmement important. En 2004, il employait, en effet, moins de 2 000 personnes. Aujourd?hui, il compte plus de 185 compagnies et 7 000 employés. 3 000 personnes de plus devraient y travailler d?ici fin 2008.
A l?issue de la participation de Maurice au NASSCOM ITES-BPO Strategic Summit, le BOI, comme d?autres membres de la délégation qui y a assisté, a retenu un point crucial : Maurice doit monter en termes de gamme. Cette conférence était celle de la National Association of Software and Service Companies, et s?est tenue à Bangalore, en Inde, du 6 au 7 août. La délégation mauricienne, menée par le BOI, rassemblait aussi les représentants de compagnies privées, notamment de Currimjee Group, d?Altima, d?ABC Datacall, de Client Contact Alliance et de Harel Mallac Group. Un Memorandum of Understanding a été signe entre le BOI et NASSCOM.
Les objectifs de cette participation à NASSCOM étaient multiples. Le principal d?entre eux était cependant d?apprendre de l?expérience indienne en matière de ITES et de BPO. ?Il n?y a pas de logique des choses d?aller en Inde chercher des clients. C?était plus pour voir les différentes façons de promouvoir la montée en gamme?, explique Eric Fung, directeur d?ABC Datacall. Les autres opérateurs confirment cette idée. ?L?Avenir, c?est de monter en gamme. Nous n?avons pas la quantité de gens disponibles comme les Philippines ou l?Inde?, affirme Alexandre Gourel de Saint Pern, General Manager de Harel Mallac Group.
NASSCOM a donc permis à la délégation mauricienne de s?imprégner des méthodes appliquées dans divers centres indiens, dont des centres d?appels. Les approches dont pourraient s?inspirer les hommes d?affaires mauriciens incluent, entre autres, la technicité, ainsi que les techniques de recrutement et de formation.
?L?Inde a une approche qui est déterminée par la demande, par exemple au niveau de la formation et de l?expertise. Nous avons rencontré pas mal de capitaines de cette industrie (des ITES). Ce qui est intéressant, c?est qu?à Maurice, nous avons les moyens de devenir un centre intéressant?, soutient Raju Jaddoo, Managing Director de la BOI. Il insiste qu?il n?est nullement question de concurrencer l?Inde, mais d?apprendre et de former des partenariats. Raju Jaddoo souligne aussi qu?une corporate tax de 34 % sera bientôt applicable en Inde et que l?appréciation de la roupie indienne change quelque peu le paysage des affaires en Inde.
Pour la BOI, la participation à NASSCOM représentait aussi l?opportunité et les atouts de Maurice en tant que nation francophone. ?Il y a aussi l?axe triangulaire, Inde, Maurice, et le marché francophone?, affirme Raju Jaddoo. ?La stratégie, c?est d?attirer les compagnies dans les marchés francophones pour faire des captives?, poursuit Raju Jaddoo.
Les représentants du secteur privé ont eu l?occasion de nouer des contacts à Bangalore. ?Nous avons vu des entreprises étrangères qui sont intéressées à faire du joint venture?, soutient François de Grivel, Managing Director de Client Contact Alliance et Président de l?Association des centres d?appels BPO. Il évoque aussi la possibilité de développer des multilingual contact centres à Maurice, c?est-à-dire des centres d?appels qui seraient francophones et anglophones.
De nombreuses compagnies reconnues sont déjà présentes à Maurice. Teleforma, Infosys, Hinduja, Accenture et Orange figurent parmi ces opérateurs. ?Nous avons travaillé, avec notre équipe, pendant plus de huit mois pour qu?Orange s?installe ici. Bientôt DHL aussi va s?installer à Maurice?, affirme Raju Jaddoo.
Durant leur séjour à Bangalore, les membres de la délégation mauricienne ont rencontré 25 jeunes Mauriciens employés dans des centres indiens. Si Maurice veut réaliser ses ambitions de croissance du secteur des Tics localement, la formation reste un défi à relever. La sécurité et la confidentialité des données traitées sont aussi d?autres facteurs qui entrent en jeu. Il s?agit pour Maurice de réaliser son potentiel. ?Maintenant, il faut montrer que nous avons fait du progrès?, résume Lindsay Pointu, Business Development Executive chez Altima.
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