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L?autre regard

9 décembre 2007, 00:00

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Drôle de nom pour une émission consacrée au cinéma? Mais en y pensant bien, Toutes bobines confondues répond au nouveau concept d?émission tournant autour du cinéma que veulent proposer Ritvik Neerbun et Utam Ramchurn. Bien sûr, ils ne réinventent pas la roue, comme ils le disent, mais ils apportent cependant, un peu de fraîcheur, d?inventivité et surtout « un certain regard » sur le 7e art. Un regard « confondu », sans être un pot-pourri, comme le souligne Utam Ramchurn.

L?émission n?est pas exclusivement consacrée aux bandes annonces éloquentes ou tapageuses des blockbusters, elle « brasse large » sur le cinéma indien, européen, américain et asiatique. Tout en traitant à travers des thématiques non-définies, la production audiovisuelle locale et l?histoire collective du pays liée au cinéma et à ses métiers. Bref, une émission grand public qui traite l?aspect folklorique et culturel du pays par rapport au cinéma.

L?émission mensuelle de 26 minutes a débuté, hier, à 18 h 50 sur la MBC 3. Nouvel habillage, voix-off de Ritvik Neerbun, Toutes bobines confondues se détache de la dernière émission de la MBC télé consacré au cinéma, Avant-Première. Comme le soulignait, Martine Luchmun, Programmes Coordinator de la MBC télé, Toutes bobines confondues « ne se veut pas qu´une revue des sorties ciné, mais un magazine de réflexion, ainsi qu´une passerelle d´expression pour tous les amoureux du cinéma ».

Ouvrir le débat

Pour la première de l?émission, il y avait bien sûr les titres des films à l?affiche.

Puis, des extraits du documentaire de David Constantin et d?Alain Gordon-Gentil, Venus d?ailleurs, ont été diffusés sous la rubrique Un certain regard. « Répercuter dans des extraits ce qui est réalisé et produit localement sans faire de la réclame », apostrophe avec humour Ritvik Neerbun.

Autre aspect traité par l?émission : les tournages. La rubrique Sur un plateau s?est infiltrée, sur le tournage d?Eerpuu pour en tirer l?essence et « laisser des traces dans l?émission ». Film tamoule réalisé et produit sous la bannière de P. M. Production, Eerpuu a été tourné chez nous pendant une dizaine de jours. Relatant une histoire d?attirance à huis clos entre quatre personnes, le long-métrage indien sortira en salle en janvier 2008.

Mais comme l?explique Ritvik Neerbun, aller dans les coulisses de films tournés localement, aide à ouvrir le débat. À voir ce qui se passe sans se contenter de passer une bande-annonce. « C?est peut-être l?erreur qu?on a faite auparavant, soit d?allécher les téléspectateurs avec des films qui ne seront pas dans les salles d?ici », soutient-il. Et, selon lui, cela résulte dans « la consommation du cinéma dans la rue ».

Par ailleurs, souligne Ritvik Neerbun, « nous avons un mandat de service public qui doit refléter la culture du pays ». Ainsi, lors de la prochaine émission, les concepteurs prévoient de diffuser des extraits du premier Festival international mauricien de courts-métrages. Mais aussi une rubrique sur les afficheurs dans l?optique de respecter l?idée de passer des visages et des métiers autour du cinéma.

D?autre part, pour « réveiller la culture collective liée au cinéma », l?émission compte aussi aborder le cinéma d?hier, d?aujourd?hui et de méditer sur celui de demain. « Combien de jeunes savent qu?avant on regardait trois films pour 50 sous au cinéma ? », demande Ritvik Neerbun. Très peu sans doute. Ou qui se rappelle qu?auparavant, à la place du parking de Luna Park, il y avait un cinéma très fréquenté ? Toutes bobines confondues nous plonge dans ce que le cinéma a été, est et sera, mais donne aussi « l?occasion à ceux qui créent à partir d?une caméra de s?exprimer », conclut Ritvik Neerbun.

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