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La zone franche veut le maintien du fonds destiné aux entreprises
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La zone franche veut le maintien du fonds destiné aux entreprises
Les entreprises veulent mettre toutes les chances de leur côté dans la consolidation de la zone franche. C?est dans cette perspective que la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza) demande que l?Enterprise Development Fund (EDF) doté de Rs 50 millions soit renouvelé pour les deux ou trois prochaines années. Un fonds qui pourrait l?aider à continuer à faire face à la compétition internationale.
L?EDF qui arrive à terme en juin, vise à améliorer la compétitivité des entreprises textiles et non textiles. L?objectif a été atteint dans une grande mesure. Ainsi, le renouvellement du fonds est fondamental à un moment où plusieurs compagnies se restructurent.
La Mepza propose que le champ d?action de l?EDF soit élargi pour inclure le financement des équipements et de la technologie, qui nécessitent de gros investissements. Ce qui aiderait à améliorer l?efficience et à résoudre les problèmes de main-d??uvre.
Le renouvellement de l?EDF est une des proposositions de la Mepza pour le budget 2006-2007, qui donneront une impulsion à la zone franche tout en étant un signal fort pour l?exportation. Les opérateurs espèrent que cette année verra la fin de l?hémorragie de ce secteur ces cinq dernières années.
Selon certaines indications, les exportations du premier trimestre seront en hausse et il y aura moins de pertes d?emplois comparativement à la période correspondante en 2005. Il faut aussi compter avec les gros investissements du secteur.
Pour la Mepza, il est important que le gouvernement facilite l?implantation de nouveaux opérateurs dans le secteur bancaire. Les taux d?intérêt élevés, les commissions, charges et frais rendent l?emprunt très onéreux. Le coût de ces charges additionnelles représente approximativement 1,6 % des coûts globaux des opérations des entreprises de taille moyenne. C?est pour ces raisons que la Mepza recommande que le gouvernement établisse et rende opérationnel le Banking Ombudsman, comme le prévoit le Banking Act de 2004.
Outre l?accès aux finances, le coût de l?énergie est aussi un problème. Une récente étude a indiqué que les différentes composantes des services, dont les tarifs, varient de 1,8 % à 12 % de la structure des coûts. De même, les coûts des services continuent à augmenter.
Ce qui fait que pour minimiser les coûts d?opération, les entreprises de la zone franche sont en train de faire de lourds investissements dans des technologies et des équipements qui peuvent aider à économiser l?énergie.
Dans cette optique, la Mepza propose que des mesures incitatives financières soient accordées à des compagnies de la zone franche (dont celles qui opèrent dans le secteur sea-food), qui souhaitent améliorer leurs opérations en termes d?économie d?énergie. Et en retour, elles attendent que les entreprises puissent bénéficier de façon efficace du mécanisme d?Energy Fund.
Cohabitation des petits et gros importateurs
Autre recommandation de la Mepza : la déduction de la taxe des frais de sous-traitance payés aux petits et moyens opérateurs par les grosses entreprises. Car si les petits manquent de finances et de know-how en marketing et ne peuvent exister seuls, leur flexibilité et leurs structures sont complémentaires des grosses entreprises. Cette coexistence entre petits et gros opérateurs doit être encouragée pour l?amélioration du secteur de la zone franche en termes d?emplois et d?exportations.
La Mepza s??inquiète? en outre de la diminution de la fréquence des navires. Cette inquiétude a aussi été exprimée par des acheteurs et des agents responsables de leur approvisionnement. Par conséquent, la Mepza suggère que le gouvernement élabore une série de mesures pour attirer un plus grand nombre de navires à Port-Louis. Pour ce qui est du fret aérien, l?association des entreprises souhaiterait voir l?introduction d?un plan qui aiderait à en réduire le coût pour la zone franche. Une politique compétitive d?accès aérien est, pour la Mepza, une nécessité. C?est à ce titre qu?elle souhaite que le gouvernement en élabore une le plus rapidement possible, incluant la capacité de transport de marchandises dans les négociations avec les compagnies aériennes.
La Mepza estime aussi que l?introduction des droits de douanes sur les ventes de produits d?habillement des entreprises de la zone franche sur le marché local a eu un effet négatif sur ce secteur. D?une part, les entreprises locales sont désavantagées par rapport aux importations de produits textiles. D?autre part, elle affirme qu?il s?agit d?une politique contradictoire car les droits de douane sur les produits d?habillement ont été libéralisés dans le contexte de la zone de libre-échange appliquée par le Common Market for Southern and Eastern Africa et la Southern African Development Community. La Mepza demande donc l?enlèvement des droits de douane sur les ventes locales des entreprises de la zone franche pour les produits textiles.
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