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La victime dressera un portrait-robot de son agresseur

27 mai 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les enquêteurs déploient les grands moyens pour retrouver le présumé agresseur de l?étudiante de 22 ans violée vendredi à Sodnac. Hier, la victime s?est rendue une nouvelle fois à la police pour identifier son agresseur à l?aide du fichier photographique de la police. Un portrait-robot du suspect sera bientôt fait à partir des détails donnés par la victime.

Pour rappel, l?étudiante de 22 ans avait été violée vendredi à Sodnac, non loin de sa maison. Elle était sortie de chez elle vers 9 h 30 pour se rendre à l?université et prendre part à des examens. Alors qu?elle empruntait un sentier broussailleux menant à l?arrêt d?autobus, sur l?autoroute, elle a été surprise par un individu. Ce dernier l?a entraînée dans un terrain broussailleux, l?a dépouillée de son cellulaire et de son argent de poche avant de la violer. Courageuse, elle a finalement pu s?enfuir et a réussi à alerter un de ses proches qui l?a ensuite conduite au poste de police pour porter plainte. Tout de suite, un important effectif de la police s?est rendu sur les lieux pour retrouver l?agresseur, mais en vain.

Des raccourcis dangereux

La victime a été examinée par le Chief Police Mledical Officer, le Dr Satish Boolell qui a certifié qu?elle a bien été violée et que dans sa lutte contre son agresseur l?étudiante a reçu des blessures multiples sur le corps. Les habitants ont désormais peur d?emprunter cette voie. Les parents déconseillent à leurs enfants de prendre ces raccourcis qu?ils estiment «très dangereux». Selon une habitante de Sodnac, cette voie est très utilisée par des étudiantes qui prennent des leçons particulières à Sodnac. «Ces leçons se terminent tard et en hiver il fait déjà nuit lorsqu?elles empruntent ces sentiers broussailleux. Même si elles le font en groupe, le risque de se faire agresser reste le même. Nous ne sommes pas en train de créer une psychose, mais je ne souhaite pas qu?il y ait encore des viols à cet endroit», déclare cette habitante.

Le ministre de l?Environne-ment, Anil Bachoo de son côté affirme qu?à ce stade c?est à la municipalité de Quatre-Bornes de prendre la situation en main.

«Acte crapuleux»

Nous avons rencontré, hier, le maire par intérim de Quatre-Bornes, Jean-François Batour. Il a déclaré qu?il est infiniment attristé par ce drame. «Je suis très triste pour cette étudiante qui était en route pour ses examens.» Il dit également qu?il «condamne totalement» cet acte crapuleux.

Jean-François Batour nous a par ailleurs expliqué que le sentier où le drame s?est produit, à Sodnac, appartient à des particuliers qui ne prennent pas soin de leurs terrains. «La municipalité avait envoyé quel-ques travailleurs pour nettoyer ce secteur, quelques jours avant ce drame. Malheureusement, les travaux de nettoyage n?étaient pas encore arrivés à l?endroit du viol», poursuit-il.

La municipalité envisage d?imposer une amende aux propriétaires de terrains laissés à l?abandon. François Batour souligne qu?après le viol de cette étudiante, il a donné des instructions au département concerné de la municipalité de nettoyer régulièrement ce sentier. Il est emprunté, par beaucoup de gens, comme raccourci faisant le lien entre Sodnac et l?autoroute menant vers Rose-Hill.

L?enquête suit son cours et la police est sur une bonne piste.

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