Publicité

La triste mine de l?US Open

20 août 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Serena Williams blessée, la route se dégage pour Kim Clijsters, la tête de série n° 1, et Justine Hénin (n° 2). D?ailleurs les deux joueuses sont les premières non-américaines à être les deux premières têtes de série jouant pour un même pays.

Si les Belges sont les grandes favorites de l?épreuve, les cadres de la WTA et les organisateurs de l?US Open s?inquiètent de la portée médiatique de la quinzaine et du futur succès financier du tournoi.

Il faut dire que les chiffres de Los Angeles ne poussent pas à l?optimisme et les 2 000 spectateurs présents dans l?enceinte du JPMorgan Classic, pour la demi-finale Davenport - Sugiyama, sont quelque peu déroutants. Il faut dire que l?US Open a enregistré une vague de défections jusqu?ici rarement connue.

En plus de Serena, Monica Seles et Anna Kournikova seront elles aussi aux abonnées absentes. Dans cette configuration, l?inquiétude commence à poindre : ?L?US Open est en danger. Il ne reste plus qu?à savoir quelle Belge aura le titre??, ironise Pam Shriver.

Si l?on n?en est pas encore à un tel bilan, il paraît maintenant évident que la victoire finale risque de se jouer entre une toute petite poignée de filles. Venus Williams (n° 3), Lindsay Davenport (n° 4), Amélie Mauresmo (n° 5) feront partie des prétendantes au même titre que Jennifer Capriati (n° 6) ou Myskina (n° 7). Mais seront-elles vraiment en mesure de défier l?hégémonie du ?plat pays? ?

En attendant, il paraît évident que les réalités du circuit WTA commencent à peser lourd en cette fin de saison. Un avis partagé par Martina Navratilova (46 ans), un modèle de longévité : ?Si vous regardez le nombre de tournois joués, il est largement supérieur à celui d?il y a dix ans. Les joueuses du top 10 participent à cinq épreuves supplémentaires par an.?

Un calendrier plus dense et une évolution du jeu sont, pour les observateurs, les ingrédients du cocktail coupable de la déroute des stars : ?Le jeu a changé, il est plus exigeant et beaucoup plus usant musculairement. Les hommes peuvent supporter cela, mais les femmes ne seront jamais capables de tenir?, analyse la championne américaine.

Serait-on arrivé à un point de non-retour dans le développement physique ? ?Elles poussent constamment leurs corps à la limite, et pas seulement sur le terrain. La progression générale du niveau les oblige à travailler hors-court, ce qui n?arrange pas les bobos?, reconnaît un membre du staff médical de la Fédération française.

Il est donc normal qu?à l?approche du Masters certaines protagonistes préfèrent souffler un peu : ?C?est long, et nous n?avons pas beaucoup de temps pour récupérer. Parfois j?ai envie de m?asseoir et d?oublier le tennis?, déclare Jennifer Capriati gênée par une douleur récurrente à l?épaule.

En attendant, les survivantes seront bel et bien sur les courts de Flushing Meadow. Après tout, il ne reste plus que quelques mois, diront certaines, avant la fin de l?année? encore soupireront d?autres.

Publicité