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La Sedha fait de la place pour les PME
Se lancer dans une entreprise familiale, être à son propre compte, c?est le rêve de milliers de Mauriciens. C?est aussi un défi pour beaucoup. En effet, comment faire avec peu de moyens au départ, et avant même de pouvoir « rouler », lorsqu?on a des dépenses d?électricités, des impondérables? Comment faire surtout pour trouver un emplacement pas cher et adapté aux besoins ? Voulant un business friendly framework, les autorités répondent en proposant des structures de soutien comme la Small Enterprises and Handicraft Development Authority (Sedha).
Ainsi, la Sedha lance-t-elle, depuis quelques jours, un appel aux propriétaires désireux de louer leurs bâtiments pour aider les petits et moyens entrepreneurs à trouver pied à terre convenable et un tremplin à leur développement.
Ehsan Saumatally, assistant manager à la Sedha, nous explique cette démarche : ?Avec le Business Facilitation Act, le gouvernement avait déjà assoupli la loi pour permettre à certains petits entrepreneurs d?opérer de chez eux. Il reste que pour avoir le permis d?opération, l?espace adéquat est un critère essentiel. »
?Les demandes de permis d?opération pour les petites à moyennes entreprises vont croissantes : 828 nouvelles inscriptions ont été répertoriées.?
Dans les faits, lorsque la PME se voit contrainte de chercher un espace ailleurs, ses besoins rencontrent rarement une offre à sa ?petite? mesure : «lorsqu?on débute, ou lorsqu?on opère modestement, on recherche surtout des espaces assez restreints, entre 200 pieds carrés et 2000 pieds carrés ». Business Parks of Mauritius Limited (BPML), avec des espaces qui peuvent atteindre les 4500 pieds carrés, se situe bien évidemment dans une autre ligue, plus proche des niches immobilières des moyennes à grandes sociétés.
Pourtant, comme le ministre des Finances l?a lui-même évoqué, les demandes de permis d?opération pour les petites à moyennes entreprises vont croissantes : 828 nouvelles inscriptions ont été répertoriées ces derniers mois. ?Il existe aussi bon nombre d?entreprises existantes qui cherchent à étendre leurs activités et par là même leur espace de production?, ajoute Vijay Ramgoolam, manager de la Sedha. Autant de recherches de bâtiments, qui sans une structure de soutien autre que les classiques agences immobilières, qui prennent une commission, auraient pu en décourager, voire étouffer plus d?un entrepreneur ?familial?.
?On peut parler de pénurie de l?offre en matière de bureaux, d?emplacements commerciaux, et autres espaces industriels dans la mesure où des aires comme BPML dans sa phase actuelle, soit sont inadaptés aux petits soit affichent complets?, explique Vijay Ramgoolam.
D?où l?idée de renouveler l?appel de l?année dernière aux propriétaires de bâtiments inoccupés. Grâce à la Sedha, l?entrepreneur sera mis en connaissance de l?offre qui sera la plus proche de ses besoins et de ses moyens. ?C?est un service de liaison, de facilitation que nous offrons aux deux parties sans intention lucrative?, rappelle le manager.
L?an dernier, la réponse des propriétaires avait été des plus encourageantes. Raison de plus de réitérer en restant ouverts à toutes les possibilités : ? les agences immobilières qui le désirent peuvent s?inscrire à la Sedha pour atteindre les entrepreneurs susceptibles d?être intéressés par leur portfolio selon leurs propres conditions?, indique le directeur de la Sedha.
Entre-temps, la Sedha poursuit son projet d?incubateurs d?entreprises : cela consiste à héberger un business dans l?immeuble même de la Sedha pour ses deux premières années, le temps qu?il prenne son envol. « Le loyer est calculé sur un prix forfaitaire, le but est de réunir les meilleures conditions pour l?essor de ceux qui veulent entreprendre ». Déjà elles sont cinq entreprises à bénéficier de ce programme. « Et nous avons l?intention de mettre en place de nouveaux incubateurs », annonce Ehsan Saumtally.
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