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La rivière qui s?assèche
La Balkissoon Road , à Camp-Thorel, mène à une autre partie de la rivière du village qui est désormais peu fréquentée. Le spectacle est désolant : le cours d?eau s?assèche et les problèmes d?érosion sont évidents.
Des cavités se sont formées le long du lit de la rivière. «Depi dix ans, dilo pa arrive jusqu?à ici. Ena banne lacave partout et dilo là perdi», explique Satibarut Bheenick, un sexagénaire, témoin des multiples changements depuis son enfance.
La solution?
Ce phénomène est apparu depuis une dizaine d?années. Selon lui, il n?est en aucun cas lié à la sécheresse qui prévaut dans le pays. «Même après les averses, cette partie de la rivière s?assèche très vite», affirme le sexagénaire.
Selon lui, la solution serait de combler les cavités formées dans le lit de la rivière pour permettre à l?eau de suivre son cours normal.
Debiduth Balkissoon et Satish Seeputty, dont les maisons se trouvent non loin de la rivière, attirent aussi l?attention sur les graves problèmes d?érosion. «Pendant les coupures d?eau en période de sécheresse, des habitantes y faisaient la lessive. Nous utilisions aussi l?eau de la rivière pour irriguer les plantations de légumes.»
«Même apré enn débordement, la rivière vinne sec juste apré seulement enn semaine», précise Debiduth Balkissoon.
Des habitants souhaitent que les autorités concernées fassent une visite du lieu pour constater de visu l?ampleur de la situation et trouver une solution.
Ironie du sort. A environ 200 mètres, une autre partie de la rivière (qui se trouve à proximité d?un mandir et d?un jardin d?enfants) est remplie d?eau?
Sept ans à attendre un projet d?asphaltage
Des habitants de «Balkissoon Road» attendent désespérément le projet d?asphaltage de cette voie. Une partie de cette route, menant à l?entrée d?une chasse du village, n?est plus carrossable. «Nous avons fait une requête au gouvernement depuis l?an 2000. Sept ans après, rien n?a été fait», fulmine Debiduth Balkissoon. La route étant étroite, les voitures qui y entrent, doivent faire marche-arrière pour sortir.
«De nombreux dévots empruntent cette route pour se recueillir devant le «kalimaye» qui s?y trouve. Si on avait asphalté la route, les automobilistes auraient pu se rendre jusqu?à l?entrée de la chasse pour le virage», explique Satish Seeputty. Debiduth Balkissoon et Satish Seeputty déplorent le mauvais état de la route.
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