Publicité
Casinos de la SIC
Le silence qui alimente la colère des salariés
Par
Partager cet article
Casinos de la SIC
Le silence qui alimente la colère des salariés
Lundi, les membres de la CEU ont manifesté devant le Parlement puis devant les locaux de la SIC. Photo: Vashish Sookrah.
Les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Banderoles, slogans et employés déterminés à se faire entendre : la manifestation organisée lundi par la Casino Employees Union (CEU) devant le Parlement puis devant les bureaux de la State Investment Corporation (SIC) a remis sous les projecteurs l’incertitude qui plane sur l’avenir des casinos publics.
Pourtant, plusieurs jours après cette mobilisation, le constat des syndicalistes reste inchangé : aucune réponse officielle n’a été communiquée par la direction de la SIC. Une absence de dialogue qui nourrit l’inquiétude des quelque 600employésconcernés, alors que le processus de privatisation poursuit son cours.
Le président de la CEU, Jayen Moorghen, ne cache pas sa frustration. Selon lui, les multiples demandes de rencontres adressées à la direction sont restées sans suite. «En termes de réponse à nos sollicitations, rien n’a avancé», affirme-t-il.
Au cœur des préoccupations figure la date du 15 août, fixée comme échéance pour manifester un intérêt dans le rachat des casinos. Depuis, les salariés disent n’avoir reçu aucune information sur les étapes suivantes ni sur les conséquences éventuelles pour leur emploi. «Nous demandons des réunions avec le management pour savoir comment sera l’avenir, mais toujours rien. Nous ne comprenons pas le silence de la SIC à ce sujet», poursuit le syndicaliste.
Cette absence de visibilité pèse sur le moral des employés, dont beaucoup travaillent depuis des années au sein des établissements relevant de la SIC.
Une mobilisation qui ne retombe pas
Lundi, la CEU avait choisi de porter son message dans la rue aux côtés des négociateurs syndicaux Sharvin Sunassee et Ashvin Gudday. La manifestation s’est déroulée devant le Parlement avant de se poursuivre devant le siège de la SIC, avec pour objectif de réclamer l’ouverture d’un véritable dialogue social. «On est dans l’inquiétude, mais à force, on commence à s’y habituer. Nous sommes dans un no man’s land et le moral n’est pas au beau fixe», confie Jayen Moorghen.
Pour les représentants syndicaux, cette situation fragilise non seulement les travailleurs, mais également leurs familles, dont les revenus dépendent directement de ces emplois.
Sollicitée pour une réaction, la responsable du dossier à la SIC n’a pas pu être jointe, étant en réunion au moment de notre appel. Face à ce qu’ils qualifient de manque de considération, les membres de la CEU réfléchissent désormais à la suite de leur mouvement. L’organisation syndicale n’écarte pas l’idée d’une grande manifestation réunissant l’ensemble du personnel devant les locaux de la SIC.
Selon Jayen Moorghen, la mobilisation bénéficie d’un large soutien au sein des casinos. «Tout le personnel est motivé à descendre dans la rue, surtout s’il s’agit de faire entendre sa voix.»
Pour l’heure, aucun calendrier officiel n’a été annoncé, mais le message de la CEU est clair : tant que les employés resteront sans réponses sur leur avenir, la pression syndicale pourrait monter d’un cran.
Publicité
Publicité
Les plus récents