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La panne d?électricité divise le CEB et le centre de Pailles

10 février 2006, 20:00

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Ceux qui avaient qualifié les Assises du tourisme de grand bazar, jeudi matin, ont finalement eu raison. La reprise des travaux hier, au Centre de conférences de Pailles, a été un chaos total. Chronique d?un cafouillage guère surprenant.

Vendredi 10 heures. Les participants s?apprêtent à rejoindre les ateliers de travail. Des hôtesses accueillent les invités. Mais aucune indication n?est fournie pour les guider dans les salles. Un véritable parcours du combattant.

A 10 h 15, un bruit assourdissant se fait entendre dans la salle «Mahébourg». On évoque un problème technique. Mais le bruit est si fort qu?on doit quitter la salle. «C?est impossible de travailler dans des conditions pareilles», lâche un participant.

Ceux qui pensaient que c?était un problème isolé vont vite se raviser. En face, dans la salle «Bel Ombre» ce n?est guère mieux. Il n?y a tout simplement pas d?électricité.

Dans l?obscurité

Un technicien du ministère du Tourisme qui devait parler du développement de la destination ne cache pas son exaspération. «Nous avons failli», se lamente-t-il. Les participants sortent de la salle, exaspérés.

Dans la petite salle «Le Morne», c?est le black-out total. Mais les participants veulent poursuivre le travail, même dans l?obscurité. «C?est un événement important, c?est dommage que cela se passe dans de telles conditions. Des représentants du monde entier sont venus assister à ces Assises du tourisme. Il est clair qu?il y a un manque de coordination et d?organisation», affirme Hans Koch, directeur général de l?hôtel Taj.

A 10 h 43, le centre passe une annonce. Tout le monde est prié d?évacuer les salles et de regagner le hall d?entrée. A 11 heures, une autre annonce : on peut reprendre sa place...

Karl Mootoosamy, directeur de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), passe de salle en salle. Il fait porter la responsabilité du problème aux dirigeants du Centre de conférences. «Cela fait deux mois qu?ils sont au courant qu?il y aura les Assises.»

La veille déjà, jeudi, les premiers problèmes avaient surgi. Lors de la séance plénière, les présentations en power point ont été perturbées par des interruptions d?images pendant le discours du Premier ministre, Navin Ramgoolam. La présentation de l?expert britannique Wally Ollins a elle aussi connu des problèmes.

Des participants se sont aussi plaints du service de restauration. Ou encore des déficits de communication avant même la tenue des Assises. Pour un spécialiste de l?éco-tourisme, «c?est honteux».

Interrogé sur cette panne d?électricité, le nouveau directeur du Centre, Kailash Hurree, jette le blâme sur le Central Electricity Board (CEB) : «La fourniture d?électricité du centre est assurée par les sous-stations de Sorèze et des Guibies. Cette dernière eu un problème. Le temps de basculer sur l?autre station, un délai s?est écoulé. Le générateur du centre n?a pu fournir qu?un service minimal».

Interrogé, Patrick Assirvaden, président du conseil d?administration du CEB, confirme la panne et le basculement de la fourniture d?électricité.

«Mais il y a eu une complication. Après le changement de ligne, il y a eu un problème au niveau de l?infrastructure électrique interne au centre de conférence. Normalement, le basculement prend dix minutes mais aujourd?hui, (hier) le rétablissement de l?énergie a été plus long à cause du problème interne au centre», déclare le président du CEB.

Complication

Il fait ressortir qu?une équipe du CEB était en permanence au centre et que l?organisme n?a reçu aucun appel sur sa hotline pour signaler la panne. C?est un cadre du CEB participant aux Assises qui a finalement donné l?alerte au quartier général.

Mais selon un expert de l?événementiel, impliqué dans l?organisation, un tel problème n?aurait jamais dû se passer si le centre de conférences de Pailles avait pris toutes les dispositions.

La situation est revenue lentement à la normale, avec des interruptions de la fourniture électrique au moins chaque dix minutes. Vers midi, à la fin des ateliers de travail, de nombreux participants ne pouvaient cacher leur déception, voire leurs sarcasmes. «C?est avec ce centre que l?on compte se positionner sur le MICE (Meeting, Incentives,Conferences and Exhibitions market). Il faudra se réveiller de bonne heure», ironise un participant.

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