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La nouvelle approche des infirmiers psychiatriques

9 octobre 2005, 00:00

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À la veille de la Journée internationale de la santé mentale, un groupe d?infirmiers, affiliés à la Nursing Association, et fraîchement diplômés en Mental Health Nursing s?évertuent à mettre en pratique leurs nouvelles connaissances. Ils ont une opinion critique des manquements constatés au niveau de la santé mentale et font des propositions qui gagneraient à être prises en considération.

«Aujourd?hui, nous arrivons à mieux comprendre les malades mentaux, à les écouter et les observer. Nous considérons, par ailleurs, que la famille a un rôle à jouer dans le traitement et la guérison du patient. D?où nos efforts à leur apporter conseils et soutien», affirme Raj, qui fait partie du premier groupe de 37 infirmiers à avoir obtenu son diplôme en juillet. Comme ses collègues Ali, Steve, Mala et Rohit (prénoms modifiés), il a travaillé plusieurs années avec les malades mentaux, mais estime que ce cours de dix-huit mois a radicalement changé son regard sur eux.C?est la raison pour laquelle ils militent pour une formation tous azimuts.

« À Brown-Séquard, les health care assistant, les nurses, les charge nurses et les ward managers, devraient tous bénéficier d?une connaissance plus poussée en psychiatrie », souligne Rohit. Mais faut-il encore qu?ils soient motivés.

Car selon les infirmiers psychiatriques, leurs collègues ne sont pas intéressés à suivre ce cours parce que le ministère de la Santé ne leur reconnaît pas ce nouveau statut. Le nombre d?inscrits au cours de Mental Health Nursing a en effet baissé de plus de 50 %.

« C?est assez décourageant car nous manquons toujours de bras. À l?hôpital Brown-Séquard, il y a un infirmier pour treize malades, alors que le ratio recommandé est d?un pour quatre. L?État doit revoir ce dossier en priorité », soupire Mala. Elle suggère le recrutement d?étudiants en psychiatric nursing comme c?est le cas pour les general nurses.

Le nombre de malades mentaux ne cesse d?augmenter et ces derniers font toujours face à la discrimination et la stigmatisation. Les infirmiers soutiennent qu?une vaste campagne de sensibilisation aiderait à conscientiser le public.

La décentralisation des services de santé mentale y passe aussi. S?ils y sont favorables, ils estiment qu?elle nécessite une meilleure organisation. Ce service devrait être accessible à tous les patients sans exception. « Pour le moment, seuls les alcooliques sont traités dans les hôpitaux régionaux. »

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