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La MSPA : «Priorité aux logements sociaux»
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La MSPA : «Priorité aux logements sociaux»
Les sucriers précisent leur position sur l?utilisation des 1 500 arpents de terre qu?ils vont mettre à la disposition du gouvernement. La Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) propose que ces terres soient utilisées prioritairement pour la construction de logements sociaux dans le cadre de l?Empowerment Programme. 500 arpents additionnels seront mis à la disposition de l?Etat pour des besoins différents.
En contrepartie, les sucriers souhaitent que le processus de réforme du secteur sucrier, actuellement en panne, se poursuive, notamment au sujet de la centralisation et des fermetures envisagées pour les usines sucrières.
La nouvelle proposition de la MSPA fera l?objet de négociations avec le gouvernement au début de la semaine. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait récemment souligné que la question de terres est un des principaux sujets de divergences entre les sucriers et le gouvernement. Et il avait souligné que les terres que le gouvernement souhaitait obtenir des sucriers allaient être utilisées pour des projets d?aménagement d?infrastructures et des projets sociaux également.
Urbanisation
L?utilisation des terres allouées par le privé au gouvernement pour les projets de construction de logements sociaux a été l?objet de discussions entre le privé et les gouvernements à maintes occasions dans le passé.
En avril 2000, par exemple, le ministère des Finances a reçu des demandes pour la conversion de quelque 3 000 arpents de terres agricoles. Cela représentait alors plus du double de la superficie préconisée dans le budget 1999-2000. L?Etat a autorisé l?industrie sucrière à convertir 1 200 arpents de terres agricoles à des fins résidentielles, commerciales et industrielles. En retour, cela donne à l?Etat le quart de cette superficie pour son projet de logements.
Ce dossier a été traité à l?époque par Vasant Bunwaree, ancien ministre des Finances. D?ailleurs le gouvernement d?alors avait identifié les 300 arpents qui lui reviennent. Cette superficie est répartie à travers le pays en plusieurs sites qui allaient accueillir les 6 000 logements à l?intention des familles à faibles revenus. Dans un deuxième temps cette autorisation avait été étendue à 800 arpents additionnels.
Le Parti travailliste avait établi un ratio de 1 contre 3. Mais avec le Deal Illovo (deal qui a permis au gouvernement à travers la State Investment Corporation et le Sugar Investment Trust d?être actionnaire à hauteur de 35 % dans le rachat des avoirs du groupe sud-africain IIlovo à Maurice au début de 2001) la formule, selon les dirigeants du gouvernement MSM-MMM de l?époque a été améliorée.
C?est une formule à un contre deux qui a été établie puisque 600 arpents ont été obtenus à Ebène (où se dresse aujourd?hui la cybercité) et dans la région de Plaisance, dans le Sud de l?île, pour le développement aéroportuaire en échange de la conversion de 1 200 arpents de terre par un consortium.
De plus, le Deal Illovo a aussi donné au gouvernement la possibilité d?acheter 3 000 arpents de terres de Highlands à un prix inférieur à sa vraie valeur. Et, aujourd?hui, le gouvernement a déjà initié les démarches pour l?urbanisation de Highlands. Un deal loué par le gouvernement MSM-MMM et qui s?inscrivait aussi dans le cadre de la centralisation sucrière.
Car dès cette époque les menaces sur les exportations du sucre mauricien se profilaient à l?horizon avec l?intention annoncée par l?UE d?ouvrir son marché aux pays les moins avancés. Mais le deal a été aussi décrié par l?opposition de l?époque, le PTr.
Dans le sillage de carol
Les premières terres cédées par les sucriers au gouvernement datent du passage du cyclone Carol en 1960. Ces terres étaient utilisées pour la construction de maisonnettes pour les victimes de ce cyclone. Et en retour, le privé obtenait des terres et des Pas géométriques pour la construction d?hôtels.
Avec le Deal Illovo, l?Etat est devenu propriétaire de 3 600 arpents supplémentaires. Les terres de l?Etat constituent un peu plus de 20 % du patrimoine foncier, soit environ 96 000 arpents. Or le pays dispose de 452 000 arpents, toutes terres confondues, dont 186 000 arpents sous plantation de cannes. De ce total, les propriétés sucrières, les planteurs et les firmes privées se taillent la part du lion avec 80 % de terres en leur possession.
Les 96 000 arpents appartenant à l?Etat, sans compter les 3 600 arpents du Deal Illovo, sont composés principalement de forêts, terres de l?Etat, Pas géométriques et îlots. Les différents types de baux accordés pour les terres de l?Etat sont notamment pour les besoins agricoles, bâtiments commerciaux, campements, hôtels, sites culturels, écoles, infrastructures, jardins d?enfants, institutions religieuses.
LE PM : «J?ESPERE QUE LES PROPOSITIONS DE LA MSPA SONT RAISONNABLES»
«Il n?est pas question que la population assume seule le fardeau de la hausse des tarifs de l?électricité alors que d?autres font des milliards de profit.» C?est ce qu?a déclaré le Premier ministre (PM), Navin Ramgoolam, jeudi soir à Triolet, lors d?une fête culturelle organisée par le Gahlot Suryanashi Rajput Sabha dans le cadre de Divali.
Il a dit ne pas vouloir entrer dans les détails car une nouvelle proposition lui a été faite dans le cadre des négociations avec les sucriers. Il a aussi affirmé qu?il n?aurait jamais accepté celle d?avant. «Zordi ena nouvo propozisyon parski lot la nou pa pou aksepte. Mem nou pa gaygn kas Union Européenne osi, nou pa pou aksepte. Nou bizin fer se ki bon pou le pey, pa zis se ki bon pou le res.»
Il a aussi déclaré que sa prise de position du dossier sucre pourrait avoir des conséquences sur le plan politique. «Pou ena demars pou eleksyon, pou met kapital pou rod zet mwa.» Le PM a dit qu?il allait, la semaine prochaine, étudier les propositions de la Mauritius Sugar Producers Association sur les conditions de fermeture de trois usines en espérant qu?elles «sont raisonnables».
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