Publicité
La hausse des tarifs de vans scolaires poussent les parents à d?autres options
Par
Partager cet article
La hausse des tarifs de vans scolaires poussent les parents à d?autres options
«Inkroyab sa. Mo panse mo pu fer enn zefor mo pu al kit tipti la lekol mo mem». C?est qu?elle est fâchée la grand-mère ! Certes, il ne s?agit que de Rs 50 de plus que lui réclame le propriétaire du van scolaire qui conduit son petit-fils à l?école tous les matins et le ramène à la maison les après-midi. Mais à cela, il faut aussi ajouter l?augmentation de Rs 25 intervenue en janvier, après la révision à la hausse du prix du carburant. Débourser Rs 600 chaque mois pour un trajet pas si long que ça, elle en a assez.
Nazir Junggee, du Komite Van Lekol, dit être conscient que toute augmentation peut leur faire perdre des élèves. Car 20 % d?augmentation, ce n?est pas rien. Par les temps qui courent, les parents y réfléchissent à deux fois avant de débourser une telle somme. Certains essayent alors l?option transport gratuit. «Certains essayent, quitte à revenir après. Mais parfois, cela se passe très bien. Alors, dans ces cas-là, on ne revoit jamais les enfants», explique Nazir Junggee. Pourtant, dit-il, comme les autres, il n?a d?autre choix que d?augmenter les tarifs lorsque le prix du carburant prend l?ascenseur.
«Comment faire autrement ?» se demande-t-il. Car à chaque rentrée, les propriétaires de van lekol disent perdre entre 25 à 30 % de leurs élèves. Certes, des «petits» viennent remplacer les «grands», mais cela ne suffit pas. Ne pouvant faire face à l?augmentation du prix du carburant et à la perte d?élèves, certains chauffeurs de van scolaire n?ont eu d?autre choix que d?arrêter leur activité.
Ceux-là n?étaient pas au courant qu?ils pouvaient demander une modification (variation) de leur permis d?opérer, ils ont «ferm biznes la net». «Biznes van lekol ine perdi so valer. Dan difikilte, ena bocou kinn vande», dit Nazir Junggee.
Du côté de la National Transport Authority (NTA), l?on assure ne pas être au courant que certains aient vendu leurs vans. «La plupart ont gardé leur permis», dit-on là-bas, en confirmant toutefois qu?une «minorité» a demandé cette «variation of licence». Cette modification permet aux transporteurs d?assurer le déplacement du personnel d?usines, entre autres entreprises, ou de touristes. Cependant, il est interdit de transporter un jour des élèves, un autre, des employés d?usine et, de temps en temps, des touristes.
Le «pass» du «helper»
Leur situation étant «difficile», ceux engagés dans le ramassage scolaire disent avoir des difficultés pour trouver une main-d??uvre (helpers) à plein temps. «Qui voudra venir travailler pour Rs 1 500, sachant qu?à tout moment il peut perdre son travail pour cause de manque d?élèves ?» demande Nazir Junggee. A la NTA, l?on soutient que le règlement concernant la nécessité d?avoir un «helper» dans chaque van est déjà une réalité. Mais à chaque fois que cette autorité a voulu le mettre en pratique, les propriétaires de vans lekol sont venus présenter une contre-proposition.
La NTA va malgré tout maintenir sa décision. «Le délai pour faire une demande de pass pour un helper a expiré. Nous allons traiter ces données et ces personnes auront leur permis.» Après une courte campagne de sensibilisation, ceux qui n?auront pas de helper muni d?une autorisation (pass) seront passibles d?une contravention, s?ils sont pris sur le fait par les inspecteurs de la NTA.
Et ils risquent d?être nombreux dans ce cas. Pour Nazir Junggee, des quelque 700 vans lekol enregistrés auprès de la NTA, seuls 23 auraient demandé un pass pour un helper. Pourtant, dit-il, «90 % des vans ont des helpers». Il s?agit, pour la plupart, d?un membre de la famille en qui ils ont confiance. «Fode mo employ enn dimoun de confians. Mo pa kapav kit enn piti dan la main enn lot dimoun alor ki mo pense ki li plis en sekirite entr mo la main», souligne Nazir Junggee.
Le Komite Van Lekol suggère que l?enregistrement des helpers se fasse de la même façon que pour les receveurs d?autobus : que le postulant fasse lui-même la demande pour devenir helper. Dans les conditions actuelles, il appartient au propriétaire du van d?en faire la demande.
Publicité
Publicité
Les plus récents