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La formation, un réel besoin

16 mars 2004, 20:00

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<B>OUI</B>, il y a encore aujourd?hui des Mauriciens et des Mauriciennes de tout âge qui ne savent ni lire, ni écrire. Il y a aussi, malheureusement, nombre de jeunes de 16 ans et plus qui ne maîtrisent pas suffisamment les mathématiques ou l?anglais pour prétendre à des études secondaires régulières. Dans notre société contemporaine cela est un réel handicap, fermant à tous ces illettrés toute perspective de sortir du cycle de pauvreté en demeurant en marge du secteur de l?emploi. Ainsi la plupart des Mauriciens a aujourd?hui conscience de l?importance d?une bonne formation et s?investit de plus en plus d?un point de vue personnel mais aussi financier dans la poursuite d?études. Chacun essaie d?aller le plus loin possible; ainsi l?échec du Certificate of Primary Education n?est plus une impasse car l?élève peut se retourner vers une filière vocationnelle et de plus en plus de Mauriciens, après avoir terminé le collège, se tournent vers une formation supérieure.

S?il est vrai qu?il y a encore quelques années cinq ?O levels? et une vague formation de secrétariat suffisaient pour trouver du boulot à Port Louis, puis au fil du temps, permettaient de se faufiler dans la hiérarchie de l?entreprise à force de travail et de volonté, tel n?est plus le cas. Un jeune sans ses ?A levels? pourra difficilement se trouver une situation professionnelle s?il n?a pas un complément de formation. Pour celui qui aurait terminé avec succès le collège, les ?A levels? lui donneront accès à un emploi routinier et peu valorisant où il ne pourra plus prétendre faire carrière. Le monde du travail a changé ; ses entreprises se sont délocalisées, spécialisées, diversifiées. Il devient de plus en plus dur d?y trouver un emploi.

Si les ?A levels? demeurent un minimum vital pour l?accès au marché du travail, il est important de souligner que cela reste seulement une première étape. Une formation universitaire est absolument nécessaire si le jeune souhaite avoir, d?une part, un emploi stable et bien rémunéré et d?autre part, une carrière évolutive.

Selon une étude menée en 2002 sur les personnes poursuivant des études universitaires publiée par la Tertiary Education Commission, il ressort que les Mauriciens ont compris que la formation demeure une des clés du succès. Ainsi cette étude fait ressortir qu?en 2002 plus de 22 000 Mauriciens poursuivaient des études que ce soit localement, à l?étranger ou en formation à distance. Une progression significative si l?on considère les quelque 17 000 étudiants inscrits en 2000.

Sur ces 22 000 et quelques inscrits, ils sont plus d?un tiers à avoir adopté la formation à distance. Cette formule correspond aux besoins de nombreux salariés qui se retrouvent, soit dans une situation professionnelle stagnante, soit face à de nouveaux défis au sein de leur entreprise. Ils optent alors pour l?approfondissement et la mise à jour de leurs connaissances ou pour un recyclage vers les métiers de la nouvelle économie tout en continuant à exercer une activité salariée. Ainsi non seulement il est impératif d?effectuer des études spécialisées mais il est également important de se recycler régulièrement à travers des séminaires, des formations courtes ou tout simplement en poursuivant ses études.

Priorité nationale

Il ressort de cette analyse menée par le TEC que parmi les jeunes partis étudier en 2002 à l?étranger, une nette majorité (un tiers) a opté pour des études supérieures en France. Cela s?explique par divers facteurs socio-économiques mais surtout par la réputation de sérieux et de qualité associée aux institutions de formation françaises.

Les jeunes Mauriciens choisissent des métiers adaptés à la nouvelle économie : gestion, finance, et se tournent également vers les métiers associés aux nouvelles technologies de l?information et de la communication. Cela s?inscrit dans la politique gouvernementale de faire de Maurice un grand centre offshore et une cyber île. En effet, ces entreprises ne pourront atteindre leurs objectifs sans une main-d??uvre hautement qualifiée et spécialisée, d?où la nécessité d?une formation de qualité, empreinte de sérieux et de rigueur.

La Chambre de Commerce et d?Industrie de Maurice à travers son Centre d?Etudes Supérieures répond à toutes ces exigences. Au service des entreprises, elle a mis sur pied depuis 12 ans ce centre destiné à la formation de jeunes cadres. Elle offre un service adapté à la demande en offrant à la fois des études françaises, professionnelles et à distance.

En effet, le Centre d?Etudes Supérieures a considérablement rehaussé son offre en ouvrant de nouvelles filières de niveau de plus en plus élevé qui répondent justement aux besoins spécifiques des entreprises mauriciennes. Le Centre dispense des formations de plus en plus poussées dans les domaines de la gestion, du marketing et de l?informatique (voir l?article ci-dessous). Il est désormais possible d?effectuer des études de niveau Master ( Bac/HSC +5) à Maurice. Ces cursus étant cautionnés par des universités françaises donnent également aux étudiants la possibilité de débuter leur formation à Maurice pour la compléter en France ou en Europe mais encore aux étudiants titulaires de diplômes de premier cycle de s?inscrire dans des cursus de plus haut niveau.

De plus, les formations disponibles au Centre d?Etudes Supérieures sont orientées vers le monde de l?entreprise. Ainsi les étudiants titulaires d?un BTS (Bac/HSC +2) sont très appréciés des entrepreneurs mauriciens de par leur formation polyvalente et professionnelle. Il s?en va de même pour les autres diplômes (voir l?article ci-dessous).

La formation reste et demeure une priorité nationale si nous voulons donner au pays la possibilité de progresser. Comme l?a souligné le ministre Obeegadoo lors de sa rencontre la semaine dernière avec les jeunes lauréats 2003, ?la formation est un investissement?. Les jeunes diplômés (boursiers ou pas) préfèrent souvent rester en Europe ou ailleurs une fois leurs études terminées, ce qui devrait nous attrister car le pays a besoin de main-d??uvre qualifiée. L?Etat mauricien devrait veiller à ce que ces diplômés aient envie de rentrer (et de rester) afin de construire tous ensemble un avenir meilleur.

<B>Priscille Rochecouste Collet Chargée de Cours Centre d?Etudes Supérieures (CES)</B>

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