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La danse tufo, un diapason au-dessus

2 novembre 2003, 20:00

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Les échanges en arts et culture entre Maurice et le Mozambique ont été à l?origine d?un atelier de travail au Théâtre Serge Constantin, du 13 au 27 octobre dernier, dirigé par deux chorégraphes professionnelles du Mozambique, notamment Rosa Domingos et Perola Jaime, au profit d?artistes mauriciens. L?initiative revenait au Ministère des Arts et de la culture et au Centre africain Nelson Mandela, dirigé par Jean-Claude Augustave.

Arrivées le 10 octobre 2003, elles n?ont eu que 12 jours pour entraîner 18 danseurs, et présenter 14 participants au spectacle d?une durée d?une heure, qui eut lieu le mercredi 29 octobre, à 19 heures au même lieu. C?était à l?occasion de la Journée internationale créole 2003.

Rosa Domingos et Perola Jaime, sont détentrices de diplômes en danses traditionnelle et contemporaine africaines de la National song and dance company du Mozambique. Elles ont eu l?occasion d?élargir leur connaissances aux Etats-Unis, en Allemagne, au Portugal et au Brésil.

Rosa Domingos devait souligner les difficultés encourues pour enseigner en si peu de temps et à un groupe, les danses mozambicaines. ?Our dances are very difficult. More time is needed. The dancers here are not accustomed to them. They do not realize the difficulties. But at last we got it. It?s a pleasure to work with such a mixed culture. I would like to thank the Mauritian people. They treat us like brothers and sisters, I would like to come again, to learn something.?

Elle parle également du Tufo, une danse traditionnelle mozambicaine : ?One has to dance it and walk with bent knees. Which is very difficult. All the more so for Mauritian dancers who practise it for the first time. It is one of great happiness. The women are proud to show their husband what they can do. This dance comes from the North of Mozambique. It is danced in the whole country.? Cette danse, d?origine arabe, était exécutée sur une musique fort prenante, du compositeur mozambicain Domingos Elbelita.

Devait suivre Estamos Juntus, signifiant We are together. Cette chorégraphie des deux Mozambicaines est un métissage de pas mozambicains, mauriciens, et indiens. Car les danseurs du MGI ont aussi pu tirer profit de l?atelier. Une danse lascive à souhait, avec des expressions faciales fort marquées? Le décor minimaliste fait de formes dépouillées en mouvement, ajoutait à l?atmosphère festive de cette danse.

Sans vouloir diminuer le mérite des autres artistes locaux, qui ont montré leur savoir-faire dans un numéro de séga transposé en ballet moderne, les nouveaux initiés mauriciens à l?art mozambicain, se sont littéralement surpassés. Si l?ont pouvait apprécier la qualité de la performance des musiciens au djembe, l?immense scène vide derrière eux leur enlevait toutefois une certaine présence.

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