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La Banque centrale discute de la diversification économique avec la principale banque chinoise

7 juin 2010, 20:00

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La Banque centrale discute de la diversification économique avec la principale banque chinoise

Un géant du secteur bancaire chinois, l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), était à Maurice récemment et a rendu une visite de courtoisie à la Banque de Maurice. La diversification de l’économie de Maurice hors de son axe de prédilection, Europe et Etats-Unis, était au menu des discussions.

La délégation chinoise était dirigée par le président de l’ICBC, Yank Kaisheng. L’ICBC est la première banque commerciale de Chine avec des actifs estimés à $ 1,3 trillions.  La banque détient également 20% du capital de la Standard Chatered Bank qui opère une filiale à Maurice, dirigée par le directeur régional, Christopher Clarkson.

Maurice souhaite attirer au pays des banques étrangères de bonne réputation. La présence de banques mondiales, financièrement solides, liquides et rentables peut nous aider dans notre démarche de diversifier notre économie, a déclaré Rundheersing Bheenick, gouverneur de la Banque de Maurice.

Mais le régulateur avait sans doute davantage en tête la diversification géographique de l’économie plutôt que la diversification en termes de secteurs d’activités. Il a ainsi nommément cité les pays émergents du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui ont démontré de la résilience depuis la crise économique mondiale de 2008. C’est cette même résilience qui leur permet aujourd’hui de surmonter la crise de la faiblesse de l’euro et de l’économie de l’eurozone.

Maurice souhaite diversifier son économie et bénéficier des retombées de la bonne santé du groupe BRIC, a déclaré Rundheersing Bheenick.

Ces propos prennent toutes leurs pertinences à un  moment où Maurice est confronté aux mouvements défavorables des taux de change. L’économie est prise en tenaille par la hausse du dollar qui rend nos importations plus chères, comme l’a démontré la récente hausse du prix du carburant, et la faiblesse du dollar qui engendrent des manques à gagner pour nos industries d’exportation qui représentent un tiers du produit intérieur brut.

Dans ce débat, la Banque de Maurice a fait savoir qu’elle ne défendrait pas des intérêts sectoriels au détriment de l’économie nationale. Si dans le passé c’est la productivité qui a été brandie comme panacée à nos problèmes de devises, aujourd’hui la nécessaire diversification géographique de nos marchés d’exportation est mise en avant.

Mais, comme avec le débat sur la productivité, la question reste : que fait-on en attendant ?

 

 

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