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Judiciaire : les horaires prolongés dès janvier

3 juillet 2008, 20:00

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9 h 30, 10 heures, voire même 11 heures? Les horaires des auditions dans les cours et tribunaux du pays ne seront bientôt plus aussi flexibles. En effet, le chef juge, Bernard Sik Yuen, veut que les séances démarrent plus tôt, soit vers 8 heures pour se terminer plus tard. Et ce, à partir de janvier. Le but : que justice soit rendue au plus vite dans l?intérêt de toutes les parties concernées.

Plaintes et autres cas auxquels sont confrontés magistrats et juges attendent parfois des années avant qu?un jugement ne soit rendu. Et dans certains cas, le plaignant ou d?autres témoins importants meurent dans ce laps de temps. Ce qui entrave le bon déroulement du procès. Le présent projet est donc important pour le chef juge qui explique vouloir «utiliser au maximum le personnel dont on dispose dans le judiciaire et rendre beaucoup plus de jugements».

Cette réforme touchera non seulement la Cour suprême mais aussi les magistratures à travers le pays. En général, la séance est levée dans les cours et tribunaux entre 14 h 30 et 16 heures sauf s?il y a des cas aux assises. Mais, explique Bernard Sik Yuen, à partir de janvier, le personnel des tribunaux du pays va travailler de 8 heures à midi, heure à laquelle il y aura une pause-déjeuner d?une heure. Il reprendra ensuite de 13 heures à 17 h 30.

Si certains avocats estiment très difficile d?être en cour si tôt le matin, Bernard Sik Yuen est formel : «Ils seront obligés de s?adapter à ces nouveaux horaires.» De nombreux pays à travers le monde ont, dit-il, opté pour cette formule. Et d?ajouter que le judiciaire doit se moderniser et répondre aux attentes de ceux en quête de justice.

Le chef juge fait aussi ressortir que des recrutements sont prévus incessamment dans le judiciaire. Il prévoit la nomination d?une quinzaine de magistrats, leur nombre passant ainsi à 85. Pour ce qui est des juges, le judiciaire en compte 13. Avec les nouvelles nominations, il y en aura une vingtaine au total.

Par ailleurs, le chef juge souligne que la majeure partie des dossiers que doivent traiter les magistrats concerne les contraventions. Pas moins de 10 000 par an. L?idée de mettre sur pied un tribunal ne devant traiter que ces dossiers «risque de désintéresser les jeunes à se joindre à la magistrature en raison de l?aspect routinier de la chose», souligne toutefois Bernard Sik Yuen.

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