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Joseph Cardella, responsable de l?UPIM

6 janvier 2008, 00:00

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Vous êtes prof de philosophie et l?initiateur de l?UPIM. Vous devez aborder la vie avec beaucoup de philosophie ?

Si cela veut dire prendre la vie comme elle vient, ce n?est pas tout à fait cela, car je prends la vie de la manière dont je veux la prendre, avec des hauts et des bas, mais toujours par rapport à la direction que je lui donne. Par contre, si aborder la vie avec philosophie, cela veut dire avoir une attitude ouverte aux autres et mettre l?échange au c?ur de cette attitude, alors oui, je prends la vie avec philosophie.

Votre premier bilan de l?UPIM ?

Au début, beaucoup de personnes ne comprenaient pas cette nouveauté qu?est l?UPIM, on peut dire qu?une certaine incompréhension régnait dans le public. Maintenant, l?idée de cette université est mieux comprise, et le public en est satisfait. Seul gros problème, les cours sont seulement à Port-Louis.

Quel est ce cours « coup de c?ur » qui vous a marqué ?

Parmi les disciplines qui sont enseignées à l?UPIM, plusieurs m?intéressent, mais une de celles où l?analyse critique est le plus mis en avant, c?est le journalisme. Mais l?un des buts de l?UPIM, c?est de faire voler en éclats certaines idées reçues, certains préjugés que l?on peut avoir sur des questions ou des thèmes.

Vous lisez beaucoup ?

Je lis, mais mes lectures sont très variées. Et les pages culturelles (qui ne sont malheureusement pas très fournies) dans la presse mauricienne m?intéressent beaucoup ainsi que les pages forum » où différentes personnes s?expriment sur un sujet.

Vous êtes un Français, installé à Maurice. Qu?est-ce qui vous gêne un peu ici ?

Les gens ont tendance à critiquer spontanément les habitudes mauriciennes (communalisme, renfermement sur soi, etc.) mais dès qu?ils ont fini de dire cela, ils continuent, pour la plupart, dans la vie de tous les jours à « pratiquer » ce qu?ils dénoncent. Je constate qu?il y a un manque de recul.

Quels sont vos hobbies préférés ?

Le cinéma, la lecture, la musique, la danse, la gastronomie et presque tout ce qui concerne les cultures du monde.

Quelle est cette chose qui vous touche chez les gens ?

La générosité me touche, la simplicité, l?humour et la curiosité d?esprit.

Ce qui vous met hors de vous ?

C?est le manque de capacité de certains à se décentrer, à penser qu?ils sont le centre du monde et que tout tourne autour d?eux. Mais c?est un des grands défauts humains.

Nouvelle année, grandes résolutions ?

Les résolutions que je peux faire, c?est lorsque les circonstances de la vie me poussent à faire un choix.

Amel Bent n?a qu?une philosophie, être acceptée comme elle est. Et vous ?

La vie dans cette chanson est vue comme un combat. Et le combat social de beaucoup de gens, c?est d?être respectés et reconnus pour ce qu?ils sont. Les normes sociales nous poussent toujours à ressembler à des modèles, or Bent dit qu?il faut s?accepter comme l?on est et se faire reconnaître comme l?on est. Belle philosophie !

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