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Jean-Marie Richard remis en liberté après avoir agressé un policier avec un extincteur
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Jean-Marie Richard remis en liberté après avoir agressé un policier avec un extincteur
Jean-Marie Richard est accusé d’avoir agressé, à l’aide d’un extincteur, un agent de police qui le verbalisait pour avoir utilisé son téléphone au volant. Arrêté, il a passé la nuit en clinique et a retrouvé la liberté conditionnelle ce vendredi 6 avril à l’issue de sa comparution en cour de Curepipe.
Les déboires de Jean-Marie Richard avec la police n’en finissent pas. Après les incidents à Grand-Baie en septembre 2009, le patron de l’agence de communication Imagine, également président du Grupman Larkansiel Kreol, a été arrêté le jeudi 5 avril pour agression et insulte à un agent dans l’exercice de ses fonctions.
La police de Vacoas reproche à Jean-Marie Richard d’avoir utilisé son téléphone portable alors qu’il était au volant à l’avenue Sivananda. Après que le constable Baboolall lui ait ordonné de s’arrêter, il a continué sa conversation tout en tenant des propos orduriers sur celui-ci. Non sans lui infliger un coup d’extincteur à la poitrine avant de démarrer en quatrième vitesse.
Jean-Marie Richard a finalement été intercepté par un motard de la Traffic Branch au rond-point de St-Jean avant d’être emmené au poste. Il a alors fait état d’un malaise et a été admis à la clinique Fortis Darné, à Floréal, où il a passé la nuit.
Comparaissant devant le tribunal de Curepipe ce jeudi 6 avril, il a été contraint de payer une caution de Rs 7 000 et de signer une reconnaissance de dettes de Rs 30 000 pour retrouver la liberté conditionnelle.
Dans sa déposition, le constable Baboolall, affecté à la Central Traffic Unit, a expliqué que Jean-Marie Richard s’est montré très agressif à son encontre. Il explique qu’après avoir aperçu un automobiliste utilisant son téléphone portable au volant, il a enfourché sa motocyclette et a poursuivi le véhicule sur environ 100 mètres, avant que le conducteur ne s’arrête.
Après les avertissements d’usage, dit le policer, Jean-Marie Richard a été invité à produire une copie de son permis de conduire. Le policier lui a alors demandé de présenter l’original au poste de police.
Dans sa déposition, le constable Baboolall explique que Jean-Marie Richard a refusé d’obtempérer lorsque ce dernier a été prié de préciser son adresse. Le policier accuse également le directeur d’Imagine Communications d’avoir lancé des propos vulgaires.
C’est là qu’il a demandé à Jean-Marie Richard de montrer son extincteur. Celui-ci l’a alors utilisé comme une arme pour lui infliger un coup à la poitrine avant de prendre la fuite.
Projeté à terre, le policier s’est relevé pour se lancer à sa poursuite. Après la course-poursuite dans les rues de Vacoas, des renforts de la Central Traffic Field Division ont aussitôt été réclamés. Le véhicule de Jean-Marie Richard a finalement été intercepté à proximité du rond-point de St-Jean.
Jean-Marie Richard a retenu les services de Me Gavin Glover pour assurer sa défense. Il soutient que le Commissaire de police Dhun Iswur Rampersad « fait une fixation » sur lui et nie avoir agressé le policier Baboolall. « C’est plutôt lui qui était agressif. Je lui ai demandé d’être poli et de me rendre la copie de mon permis, chose qu’il a refusée », clame-t-il, tout en annonçant une déposition auprès du Police Complaints Bureau.
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